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Le dernier jour de l’année est généralement l’occasion de présenter des vœux.

Cependant, en cette veille du 1er janvier 2015, on se sent un peu gêné de se réjouir, alors que dès demain plusieurs milliers de nos concitoyennes et concitoyens, parmi lesque-le-s une majorité de femmes, vont se retrouver exclu-e-s du bénéfice des allocations d’insertion.

En effet, concernant ces exclusions programmées par le gouvernement Di Rupo, Thierry Bodson, secrétaire général de l’Interrégionale wallonne de la FGTB, prévoit qu'elles concerneront 28 à 32.000 personnes en Belgique au 1/1/2015. Selon Claude Emonts, Président du CPAS, 2000 personnes seront touchées à Liège. Si on considère que 2/3 d’entre elles seront des femmes[1], ce seront respectivement 18.500 femmes en tout (principalement en Wallonie et à Bruxelles) et 1400 à Liège qui seront privées d’allocations d’insertion et devront donc se tourner vers le CPAS[2].

On ne perdra pas de vue non plus que les femmes représentent 81% des chefs de ménage menacés d’exclusion et que, constituant la moitié des demandeurs d’emploi cohabitants, elles sont également le plus directement touchées par la dégressivité des allocations de chômage[3].

Un indice parmi d’autres que les femmes figurent parmi les premières victimes de la crise financière et des politiques d’austérité qui sont menées depuis par les pays de l’Union européenne et au-delà.

Lire notre analyse

 




[2] Selon les estimations de l’Onem, « 16.900 personnes seront concernées au 1er janvier 2015 et 3000 autres dans le courant de l’année ». Cf. « La fin des allocations pour 17.000 personnes », dans La Libre Belgique, 31/12/2014, page 6.

[3] Cf. notre actualité de mars 2014 citée ci-dessus et le communiqué de Vie féminine (http://www.viefeminine.be/spip.php?article2332).