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Les violences dont les femmes sont victimes à travers le monde ne doivent cesser d'être dénoncées. En ce mois de février, deux moments importants sont à signaler:

  • Ce vendredi 6 février, c’est la Journée internationale contre les mutilations génitales féminines : en Belgique, pas moins de 17 196 femmes et filles seraient très probablement excisées ou à risque de l’être - notamment quand elles retournent en vacances dans leur pays d’origine - dont 3 303 en Wallonie (Source DGSIE, ONE, Kind&Gezin). Plus d'info
  • Le 14 février, c’est le « One Billion Rising » : partout, dans le monde, des filles et des femmes s’élèvent contre les violences. A l’échelle internationale, 1 femme sur 3 serait victime d’une forme de violence au cours de sa vie : cela concernerait 1 milliard de femmes.

En Belgique, la police fédérale fait état, au total, de quelque 41 000 faits de violences conjugales par an. En Wallonie, près de 8 000 cas de violence psychique sont recensés et presque autant de cas de violence physique. Il faut y ajouter plus d’un millier de viols. Mais on sait qu’en ce domaine, le chiffre noir (les faits non déclarés à la police) est particulièrement important.

Selon une enquête d’Amnesty International réalisée auprès de 2000 Belges adultes (1), 24,9 % des femmes disent avoir subi, au cours de leur vie, des relations sexuelles forcées par leur partenaire ou conjoint et 13 % avoir été violées par quelqu’un d’autre. Deux femmes victimes de violences sexuelles graves sur six reconnaissent ne s’être jamais confiées à ce sujet, même pas à une connaissance.

Pour rappel, selon une grande enquête menée récemment par l'Agence européenne des Droits fondamentaux (FRA), le tiers des femmes européennes (dans les 28 pays de l'UE) a déjà été victime de violence physique ou sexuelle depuis l'âge de 15 ans. Lire notre article

Amnesty International a lancé plusieurs campagnes de sensibilisation à propos des violences envers les femmes, du viol et des droits des femmes, ainsi qu'une affiche « Quand c’est non, c’est non »

En ce qui concerne les risques d’excision, les Stratégies concertées MGF (Mutilations génitales féminines) ont mis au point un kit de prévention qui vise à porter, à la connaissance des professionnels, les informations utiles afin de réagir adéquatement lorsque la menace est réelle. On peut télécharger ce kit

Enfin, la ligne d’Ecoute Violences Conjugales 0800 30 030 (pour solliciter de l'aide en cas de violence conjugale ou trouver un hébergement), le site www.violenceentrepartenaires.be  et les sites des maisons d'hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale (comme le nôtre) constituent d’autres ressources importantes pour s'informer sur les violences envers les femmes et les dénoncer.

(1) "Etude des opinions et des comportements de la population belge en matière de violences sexuelles", Dedicated, Amnesty International et SOS Viol.