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Le 22 décembre 1992, l’Assemblée générale des Nations Unies proclamait le 17 octobre Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté (résolution NU). Elle invitait ainsi les états et les associations à mettre la question de la pauvreté à l’ordre du jour et à entreprendre les démarches nécessaires pour réellement combattre la pauvreté.

La date choisie fait référence au rassemblement sur le Parvis des Droits de l’Homme et des Libertés à Paris le 17 octobre 1987. Ce jour-là était inaugurée une dalle en l’honneur de toutes les victimes de la faim, de l’exclusion et de la violence. Chaque 17 octobre, des personnes se réunissent dans le monde entier pour rappeler que la pauvreté est une violation des droits de l’homme. Plus d'info sur le site du Service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale

Le thème défini par l’Onu pour la journée 2015 :« Construire un avenir durable : S’unir pour mettre fin à la pauvreté et à la discrimination »Affiche du RWLP

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Journée d'action à Namur

Hier, 16 octobre 2015, le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP) organisait, avec les syndicats FGTB et CSC, une grande journée de mobilisation à Namur.

  • De 10h00 à 12h15, au Théâtre Royal de Namur : assemblée plénière sur la dé-privation de la vie privée. Non contentes de jeter dans la misère des franges de plus en plus considérables de la population par la pauvreté financière et la privation de travail, les politiques d’austérité mises en place par le gouvernement Michel en faveur des plus nantis s’attaquent aussi à la qualité de la vie privée des familles à travers un contrôle social fondamentalement arbitraire. Les exemples ne manquent pas en matière de chômage, d’aide sociale et de soins de santé !
  • De 13h15 à 15h, grande manifestation de rue à Namur entre la place Saint-Aubain et le Grognon.

Plus d’info sur le site du RWLP

Un numéro de revue qui tombe à pic

Sous le titre général « Besoins primaires dans un contexte d’opulence », le n° 84/2015 de la revue L’Observatoire, qui vient de paraître, est tout à fait en phase avec la Journée pour l’élimination de la pauvreté.

Un extrait de l’éditorial

« A l’heure où la Belgique vient de dépasser le cap des 100.000 millionnaires, où les magasins de luxe témoignent d’une société d’opulence sinon d’abondance, des personnes luttent, quotidiennement, pour pouvoir se nourrir, se loger, se chauffer, se soigner, … Elles consacrent l’essentiel de leur temps, de leurs efforts, de leur inventivité, à tenter de satisfaire leurs besoins primaires et s’acquitter des autres charges courantes (factures de téléphonie, frais de transport, frais liés à la scolarité des enfants, …). Elles en sont ainsi réduites à 'gérer la matérialité du quotidien', au détriment bien souvent de leur état de santé, de leur vie familiale et amicale, de leur estime de soi, de toute quête d’émancipation.

Souvent, ces personnes dans le trop peu sont contraintes de se tourner vers des services et des associations offrant de quoi manger, boire, se vêtir, se laver, faire sa lessive, … Le secteur de l’aide alimentaire, à travers la distribution de colis alimentaires, les restaurants sociaux et les épiceries sociales, a par exemple vu son nombre de bénéficiaires croître de façon spectaculaire au cours des deux dernières décennies.

De tels dispositifs sont la principale réponse actuellement apportée par les pouvoirs publics, par la société, à cette déprivation matérielle qui frappe tant de femmes, d’hommes, d’enfants. Comme ce dossier l’illustre, des acteurs sociaux qui opèrent dans ce domaine réalisent un travail de qualité, irréductible à sa dimension matérielle (accompagnement social, création de lien social, expression et participation des bénéficiaires, convivialité, …).

Il n’en reste pas moins que ces mesures qui obligent les plus pauvres à 'tendre la main', sont palliatives, se penchant sur les effets de la pauvreté plutôt que sur ses causes. Aussi, divers acteurs engagés dans la lutte contre la pauvreté, en appellent-ils à une lutte plus structurelle afin de permettre à toutes et à tous de mener une vie réellement conforme à la dignité humaine. »

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