Manif28septmebreLe 28 Septembre, à l'occasion de la Journée Internationale du Droit à l'Avortement, la Marche Mondiale des Femmes (MMF) organise une manifestation dans le quartier européen à Bruxelles, pour exiger que les droits sexuels et reproductifs, et l'avortement, soient inscrits comme droits fondamentaux pour l'égalité en Europe. En solidarité avec l’ensemble des femmes européennes, après la lutte exemplaire des femmes espagnoles en 2014, et des femmes polonaises en 2016, nous exigeons que les droits des femmes, la liberté à disposer de son corps, le droit à l’avortement et à la santé soient respectés dans tous les pays européens et inscrits comme droits fondamentaux pour l’égalité en Europe. Aujourd’hui, le droit à l’avortement au sein de l’Europe relève de la compétence de chaque Etat. Interdit à Malte, sous hautes contraintes en Irlande, en Hongrie et en Pologne, le droit à l’avortement, même légalisé est, peut ou pourrait être remis en question par le maintien de la clause de conscience des médecins (Italie), l’absence de structures hospitalières adéquates (Grèce, Bavière), les restrictions de personnels et les suppressions des centres pratiquant l’avortement lors de restructurations hospitalières (France), et, dans tous les pays, par l’élection de gouvernements réactionnaires, conservateurs et rétrogrades.

Consultez le site Web de l'appel à manifester créé par la coordination française de la MMF. N'hésitez pas à ajouter votre signature individuelle à la pétition, et à la partager.

Et la page Facebook de la manifestation.

Pour se tenir informé.e, échanger, présenter ses propres actions, ou encore s'impliquer, une réunion de préparation est organisée le 1er septembre de 9h30 à 11h30 à Namur, salle Bosret du Cap Nord (bâtiment du SPW). Nul besoin d'être porteur d'un projet pour y participer, s'impliquer dans la discussion est déjà une démarche importante! Pour participer à cette réunion, prévenir avant le 28 août à social [at] cppsasbl [dot] org

Par Anne Delepine
Date: 20/08/2017 à 12:17

Offrir une tribune, dans un colloque à propos des violences conjugales, à un auteur connu pour ses thèses masculinistes est une régression grave dans un contexte où des progrès timides dans la lutte contre les violences conjugales se mettent en place et où les moyens mobilisés pour la protection des femmes et des enfants ne sont pas suffisants. Les thèses masculinistes sont aujourd'hui décodées. Il s'agit d'un courant rétrograde qui souhaite voir restaurer un ordre social et familial bouleversé par "les excès du féminisme". Cette époque passée est idéalisée, les repères étaient clairs, basés sur l'autorité des chefs de famille. Aujourd'hui, ces repères auraient disparu en raison des changements de rapport de force entre les hommes et les femmes. Les"excès" ou "dérives" du féminisme infériorisent les hommes, ce qui expliquerait leur "souffrance". Il n'existerait plus de contre-pouvoir pour limiter la toute-puissance des femmes, fondée sur la séduction et la fonction biologique de la maternité. Ces affirmations justifient le rétablissement de la domination masculine. Et tout ce discours misogyne, farci de raccourcis trompeurs, de fausses affirmations, d'arguments pseudo-scientifiques, de clichés, justifie, banalise ou nie la violence conjugale. Le titre du colloque "regards croisés sur la violence conjugale : la rencontre de deux souffrances" est un scandale en soi. Être victime de violences conjugales, c'est recevoir des coups, des injures, des menaces de mort, être séquestrée, privée de ressources, isolée, dénigrée devant ses enfants,...Fuir et continuer à vivre avec des traumatismes, blessures, handicaps, pertes en tous genres ...En outre, les organisateurs ont choisi d'organiser ça autour du 25 novembre, or cette date a été proclamée par l'ONU "Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes", en mémoire de l'assassinat de 3 femmes, les sœurs Mirabal. http://www.un.org/fr/events/endviolenceday/
Quelle déplorable confusion que ce mélange de styles, un galimatia qui n'aidera en rien les femmes concernées, et malheureusement avec la caution d'institutions publiques ...N'hésitez pas à réagir ! Service d'Aide aux Victimes de l'Asbl Ors- Espace Libre

Lire aussi :

Axelle Mag : "indignation autour d'un colloque à Charleroi sur les violences conjugales"

Sur cvfe.be :

"Le masculinisme, entre crise de l'identité masculine et le retour au patriarcat"

"La pensée (misogyne) et les hommes (masculinistes)"

Par Anne Delepine
Date: 11/08/2017 à 09:17

Simone Veil, née Simone Jacob en 1927, aura connu une existence faite de tragédies et de combats qui s'est achevée hier à l'âge de 89 ans.

Avec Simone Veil, c'est une pionnière du combat féministe qui disparaît.

Rescapée des camps de la mort où elle aura perdu toute sa famille, à l'exception de ses deux soeurs, Simone Veil occupe une place considérable dans l'histoire de la lutte pour les droits des femmes en ayant soutenu et fait voter  le 17 janvier 1975, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, une loi dépénalisant l'interruption volontaire de grossesse (IVG), à l'issue d'un combat législatif où elle dut affronter l'opposition de ses collègues masculins, y compris dans sa propre formation politique.

On n'oubliera pas d'associer à son souvenir celui du docteur Willy Peers, combattant belge pour le droit à l'avortement.

Plus d'info dans notre analyse de 2014.

Par René Begon
Date: 30/06/2017 à 17:38

Faites vos bagages et embarquez avec nous pour un été en mode solidarité !

Au programme : Des activités gratuites par des femmes pour des femmes

Destination : Créativité, réflexion autour de nos utopies, balade, autodéfense, troc, cinéclub, ateliers d'écriture, création de bijoux, badges et tee-shirts, et bien plus encore...

 

11 rue Maghin- 4000 Liège

Inscriptions au 04/ 223 68 18 ou 0471/ 600 848 ou sur educperm [at] cvfe [dot] be

Par Héloïse Husquinet
Date: 26/06/2017 à 14:07