Bien réagir à l'aggressivité ou au harcèlement dans la vie de tous les jours (en rue, dans les transports en commun, au travail, dans la famille, dans le couple), se sentir plus forte et respectée, oser sortir de chez soi sans avoir peur, cela s'apprend grâce aux techniques d'autodéfense émotionnelles, physiques et verbales pour les femmes, basée sur la pratique du Seito Boei.

Le prochain groupe d'initiation à l'autodéfense du CVFE se déroulera les lundis de 13 à 16h du 12 mai au 9 juin 2014.

La formation est gratuite. Elle se déroule à la maison du CVFE, rue Maghin, 11 à B-4000 Liège.

Inscriptions au 0497/ 34 16 26 ou sur ginger [at] cvfe [dot] be

Par René Begon
Date: 30/04/2014 à 13:15

Le dimanche 25 mai 2014 auront lieu les élections fédérales, régionales et européennes. A cette occasion, le CWEHF (Conseil wallon de l’égalité entre hommes et femmes) présente son Mémorandum aux autorités politiques.

Créé en 2003, le CWEFH est un conseil consultatif paritaire (comprenant des représentant-e-s des organisations patronales et syndicales, ainsi que des associations actives dans le domaine de l’égalité entre les femmes et les hommes) dont la mission consiste principalement à formuler des avis concernant les politiques publiques régionales de la Wallonie en se plaçant du point de vue de l’égalité entre les femmes et les hommes.

«Egalité hommes-femmes : au-delà des statistiques, un bilan qualitatif toujours mitigé» : sous ce titre, le CWEFH exprime que même si les statistiques officielles permettent de conclure à des avancées concernant légalité entre femmes et hommes (dans l’accès aux études, en matière de taux d’emploi, un peu sur le plan de la représentativité politique), on reste bien loin du compte et les femmes continuent à souffrir de nombreuses discriminations, ce qui justifie une vigilance constante de la part des autorités politiques aux différents niveaux de pouvoir.

Les femmes, cobayes des politiques d’austérité

Le CWEFH souligne les inégalités persistantes dans l’accès à l’emploi, malgré le fait que les femmes sont de plus en plus souvent diplômées. Par ailleurs, il met également en évidence l’important risque de précarité qui guette les femmes peu qualifiées. Qu’on pense au fait que les femmes constitueront les deux tiers des dizaines de milliers de chômeurs (entre 27 et 50000) exclus du bénéfice au 1er janvier 2015 à la suite de la fin de validité de leurs allocations d’insertion.

Il met également en cause les politiques publiques en matière d’insertion (bel euphémisme !), qui continuent à considérer que l’emploi féminin reste un appoint au budget familial, alors que les familles monoparentales se multiplient et concernent surtout les femmes.

 Enfin, le CWEFH avance un argument audacieux sur lequel les progressistes feraient bien de réfléchir avant d’élaborer leur stratégie gouvernementale : « L’organisation de l’emploi renforce à son tour les pratiques et pensées stéréotypées. De nombreuses recherches montrent une tendance de fond commune aux différents types d’organisations : on ‘sacrifie’ d’abord l’emploi des femmes, du fait du pouvoir de négociation inférieur dont elles disposent. Plus, on «teste» sur elles les mesures de déstabilisation et de dégradation statutaire de l’emploi ou de l’Etat providence. »

Un ensemble de recommandations

Dans son document de 24 pages, le Conseil énumère toute une série de recommandations réparties en trois domaines.

  1. Des propositions générales

Envisager toutes les politiques publiques d’un point de vue de genre (gender mainstreaming), imposer la collecte de statistiques selon le genre (comme le fait l’IWEPS dans d’excellentes études), lutter contre les stéréotypes de genre concernant les métiers, l’image médiatiques des sexes, etc.

  1. Des propositions thématiques
  • Le CWEFH reconnaît les progrès réalisés en Wallonie dans le cadre du Dispositif intégré de lutte contre la violence conjugale, mais demande que soient consolidées les dispositions actuellement conventionnelles, ainsi que les emplois qui s’y articulent. Il réclame aussi une vigilance particulière concernant l’exposition des enfants à la violence familiale, un accompagnement spécifique pour les victimes menacées par la pauvreté, ainsi qu’une attention réelle concernant l’incidence de la violence sur le parcours professionnel des victimes (ce sont des femmes à 98%).
  • Il demande qu’on veille à favoriser l’accès aux logements sociaux des familles monoparentales, ainsi que des nouvelles formes de groupements familiaux (gardes alternées, familles recomposées, familles nombreuses).
  • En matière de formation et d’insertion, il souligne le danger d’orienter par facilité les femmes vers des métiers traditionnels, comme le nettoyage, au détriment de formations non traditionnelles ou plus porteuses.
  1. Des propositions dans le cadre des transferts de compétences consécutifs à la sixième Réforme de l’Etat
  • En matière d’emploi et d’insertion socio-professionnelle, le CWEFH souligne qu’une bonne manière d’augmenter le taux d’emploi féminin serait de réduire l’impact du temps partiel sur les femmes (qui constituent 43% des personnes concernées en Belgique-2012) et d’améliorer l’accès des femmes peu qualifiées à l’emploi.
  • Pour le CWEFH, la mise en œuvre de la Réforme de l'Etat constitue une occasion de repenser de manière plus efficace les « politiques fonctionnelles » (santé et action sociale, insertion socio-professionnelle, personnes handicapées, accueil de la petite enfance, aide à la jeunesse, aide à domicile, action socio-culturelle).
  • Concernant le chômage, le CWEFH relève l’ambigüité entre accompagnement et sanction qui découlera du rapprochement entre l’Onem et le Forem.
  • Dans ce cadre précis, il alerte sur le risque grandissant de « féminisation accrue de la pauvreté et de l’exclusion ».
  • En matière d’insertion socio-professionnelle, le CWEFH relève que le nouveau décret CISP (Centre d’Insertion professionnelle, nouveau nom des EFT et OISP) n’accorde aucune priorité aux « femmes rentrantes » (qui cherchent à retravailler après avoir élevé leurs enfants) pour l’accès aux formations, ce qui risque de les pénaliser davantage.
  • Dans le domaine des allocations familiales, le CWEFH préconise une mise à plat visant davantage de justice sociale dans l’attribution, en tenant compte notamment des différences de revenus.

Pour consulter le blog du CWEFH et son Mémorandum 2014

Par René Begon
Date: 15/04/2014 à 14:09

Pour l'Agence européenne des Droits fondamentaux (FRA), basée à Vienne (Autriche), les violences envers les femmes constituent un fléau qui n’est que marginalement dénoncé par les victimes. Dès lors, les statistiques émanant de la police et de la justice ne donnent pas aux autorités politiques une image suffisamment fiable pour déterminer des politiques préventives et répressives.

C’est pourquoi l’Agence estime nécessaire de réaliser des enquêtes auprès des femmes pour décrire de manière objective l’impact des violences sur leur existence. La FRA vient donc de publier les résultats de la plus grande enquête conduite à ce jour sur le plan mondial en matière de violences envers les femmes. Cette enquête a été menée auprès de 42.000 femmes, âgées de 18 à 74 ans et résidant dans les 28 pays de l'Union européenne.

Sa particularité est de prendre en considération une grande variété de situations de violence, ainsi qu’une évocation des expériences traumatisantes vécues à différentes périodes de la vie. De cette manière, l’enquête renseigne non seulement sur les violences physiques et sexuelles, mais aussi sur le viol, le harcèlement en milieu professionnel, la traque furtive (stalking), les formes de cyber-harcèlement (par courriel ou les réseaux sociaux), ainsi que les expériences vécues dans l’enfance.

Les résultats de cette grande enquête sont particulièrement consternants :

  • Une femme sur trois (33 %) a subi une forme de violence physique et/ou sexuelle depuis l’âge de 15 ans.
  • Environ 8 % des femmes ont subi des violences physiques et/ou sexuelles au cours des 12 mois précédant l’enquête.
  • Parmi les femmes qui ont (ou ont eu) un(e) partenaire, 22 % ont subi des violences physiques et/ou sexuelles de la part de celui/celle-ci depuis l’âge de 15 ans.
  • Depuis l’âge de 15 ans, 31% des femmes ont subi un ou plusieurs fais de violence physique et 11% une forme de violence sexuelle.
  • Une femme sur 20 (5%) déclare avoir été violée depuis l’âge de 15 ans.

En matière de violence conjugale, un tiers des victimes (34 %) de violences physiques perpétrées par un(e) ancien(ne) partenaire ont connu au moins quatre formes de violence physique et 16% indique avoir été agressées après la fin de la relation. Il apparaît également que la période de grossesse est particulièrement dangereuse pour les femmes en matière de violence entre partenaires.

En matière de violence physique, une femme sur cinq (22 %) a été victime depuis l’âge de 15 ans de violences physiques perpétrées par une personne qui n’est (était) pas leur partenaire.

Parmi les femmes qui ont subi les violences physiques d’une personne autre que le (la) partenaire, 67 % déclarent que l’auteur était un homme et 7 % déclarent avoir été violentées tant par des femmes que par des hommes. Dans les cas de violences sexuelles, 97 % des femmes déclarent que l’auteur était un homme.

En conclusion :

  • « La publication des données de l’enquête de la FRA permet de démontrer que la violence à l’égard des femmes est une violation des droits fondamentaux répandue, qui affecte la vie de nombreuses femmes dans l’UE. »
  • « Il s’agit d’une violation des droits fondamentaux des femmes en matière de dignité, d’égalité et d’accès à la justice. Ses effets ne concernent pas seulement les femmes qui en sont victimes, puisqu’ils affectent leur famille, leurs amis et la société dans son ensemble. Cela requiert un examen critique de la façon dont la société et l’État répondent à ces abus. »
Par René Begon
Date: 24/03/2014 à 13:12

Dans le cadre du 8e Festival international du film policier de Liège, le CVFE animera un débat sur les méthodes et actions des mouvements féministes dans leur diversité, et l’actualité de leurs luttes après la projection du documentaire Nos seins - Nos armes, de Caroline Fourest et Nadia El Fani, qui est consacré au mouvement féministe des Femen.

Né  en Ukraine en 2008 dans le sillage de la «Révolution orange», le mouvement  Femen lutte pour la démocratie, la liberté de la presse, les droits des femmes, et contre la corruption, la prostitution, le sexisme, le racisme, la pauvreté et les religions. Ses militantes ont rapidement attiré l'attention des médias par des actions choc menées seins nus, le corps couvert de slogans. En 2012, à la création de Femen France, Caroline Fourest a suivi leurs actions.

Rendez-vous le vendredi 25 avril, de 10h à 12h30 au Cinéma Palace (Rue Pont d’Avroy), Salle 4.

Entrée gratuite, mais places limitées.

Réservation souhaitée : ginger [at] cvfe [dot] be ou 04/223.68.28

Par René Begon
Date: 19/03/2014 à 14:04

Dans le cadre du Service Administratif Général de l'association, la-le titulaire de la fonction sera chargé-e du recrutement et de la sélection du personnel, ainsi que de la mise en œuvre de la stratégie de communication interne déterminée par la direction.

Adresser sa candidature (CV + lettre de motivation) par courriel à rh [at] cvfe [dot] be au plus tard pour le 26 mars 2014.

Plus d'info

Par René Begon
Date: 17/03/2014 à 15:11