Le lundi 10 mars 2014, la FGTB, appuyée par les deux autres syndicats, organisait des manifestations dans tout le pays pour réclamer le retrait de la limitation à trois ans de l’octroi des allocations d’insertion. En effet, d’après les calculs effectués par l’organisation syndicale, cette mesure devrait entraîner l’exclusion de 50.000 bénéficiaires des allocations de chômage au 1er janvier 2015. C’est en Wallonie que les exclu-e-s seront le plus nombreuses/-eux : 32.102 personnes. L'analyse de la FGTB

Les allocations d’insertion (anciennement allocations d’attente) sont celles dont bénéficient les personnes n’ayant pas travaillé suffisamment longtemps pour avoir droit aux allocations complètes. Or, le contexte actuel de flexibilisation croissante de l’emploi (temps partiels, contrats à durée déterminée, intérims, titres-services, etc.)  rend de plus en plus difficile l’accès aux allocations de chômage sur base du travail.Vue de la manif de Liège

La nocivité de cette mesure d’exclusion est également dénoncée par la « Plate-forme féministe socioéconomique » qui regroupe la FGTB, la CSC et de nombreuses associations féminines et féministes

Le gouvernement Di Rupo a pris deux mesures pour limiter l’accès aux allocations de chômage :

  • La dégressivité qui entraîne la baisse plus rapide et plus forte des allocations.
  • La limitation à 3 ans des allocations d’insertion à dater du 1er janvier 2012.

Cette dernière mesure provoquera l’exclusion de 50.000 chômeuses/-eurs au 1er janvier 2015.

Mais, en plus, ce seront les femmes, souvent avec des enfants à charge, qui seront les principales victimes de cette mesure. Le syndicat évalue à 64% la proportion de femmes qui sera touchée par cette mesure, soit les deux tiers de l’ensemble.

Les femmes sont également majoritaires dans toutes les catégories du chômage à l’exception des isolés. Elles constituent notamment 81% des chefs de ménage menacés d’exclusion.Cette mesure s’ajoute au renforcement de la dégressivité des allocations sur base de l’emploi qui touche particulièrement les cohabitant-e-s (diminution des allocations de 41,5%,  à 484 € par mois), alors que 50% des chômeuses ont le statut de cohabitantes. Info

Photo: la manif du 10 mars, place Saint-Paul à Liège (Ph. R. B).

Par René Begon
Date: 14/03/2014 à 18:29

La Journée internationale des Femmes trouve son origine dans la participation des femmes aux luttes ouvrières de la fin du XIXe s. et du début du XXe s.

Les débuts

Clara Zetkin et Rosa LuxemburgLe 28 février 1909, une Journée nationale de la femme (National Woman’s Day) se déroule aux USA à l’appel du Parti socialiste. C’est en 1910 à Copenhague, lors de 2e conférence de l’Internationale socialiste des femmes que Clara Zetkin (Allemagne) et Alexandra Kolontaï (Russie) proposent de créer une « Journée internationale des femmes » (Photo Wikipedia: Clara Zetkin et Rosa Luxemburg, en 1910). Il s’agissait de mettre en place une journée de lutte pour les droits des femmes, l’égalité et la paix.

La première Journée a lieu le 19 mars 1911 : un million de femmes défileront dans plusieurs pays d’Europe (Allemagne, Autriche, Suède, Danemark), pour réclamer le droit de vote pour les femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail envers les femmes.

La date du 8 mars a été choisie par Lénine en hommage à la grande grève menée par des ouvrières à Petrograd (Saint-Pétersbourg) en mars 1917 et qui donna le coup d’envoi de la révolution russe. Quatre jours plus tard, le tsar abdique et le gouvernement provisoire accorde le droit de vote aux femmes.

Image ONU-Femmes 2014Le 8 mars 1977, l’ONU adopte une résolution préconisant à ses membres d’organiser chaque année une « Journée des Nations Unies pour les droits de la femme et la paix internationale » (image ci-contre: ONU-Femmes 2014).

Pour l’ONU, la Journée s’appelle Journée de la Femme (en français) et des Femmes (en anglais). Le mouvement féministe récuse l’appellation française qu’il considère comme essentialiste (ne tenant pas compte de l'influence de la société sur la distribution des rôles sociaux entre femmes et hommes).

Le 8 mars 1982, le gouvernement socialiste de François Mitterrand donne un statut officiel à la journée de la femme en France.

Dans le monde

La Journée internationale des femmes est célébrée partout dans le monde. Dans plusieurs pays de l'Est, d'Asie et d'Afrique, le 8 mars est un jour férié, parfois exclusivement réservé aux femmes, comme en Chine et à Madagascar. En Italie, le brin de mimosa est associé à la Journée de la femme. Il s'en vend plus de 10 millions de brins chaque année. En Bulgarie, cette journée est l'occasion pour les hommes d'offrir un bouquet de fleurs à leurs collègues femmes, leur mère, leur femme, etc. En Arménie, le 8 mars marque le premier jour d'un mois entier dédié aux femmes et au cours duquel on leur offre des cadeaux.

Plus d'info sur Wikipedia

L’action des Nations Unies

En février 2011, cent après la première "Journée internationale des femmes", les Nations Unies lancent leur programme ONU-Femmes, consacré à l’avancement de l’égalité entre les femmes et les hommes à l’échelle mondiale.

En 2014, ONU-Femmes a choisi comme thème de la Journée internationale : « L’égalité pour les femmes, c’est le progrès pour toutes et tous ».

A ce sujet, le secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon a déclaré :

« Les pays dans lesquels les femmes sont traitées sur un pied d’égalité avec les hommes jouissent d’une meilleure croissance économique. Les entreprises qui comptent des femmes parmi leurs dirigeants affichent de meilleurs résultats. Les accords de paix qui font intervenir des femmes s’avèrent viables à plus long terme. Les parlements où siègent des femmes adoptent davantage de lois portant sur des questions sociales fondamentales comme la santé, l’éducation, la non-discrimination et les allocations familiales. Il ne fait donc pas l’ombre d’un doute que l’égalité entre les femmes et les hommes est un avantage pour tous. ».

Infos sur les sites de l'ONU et d'ONU-Femmes

Dans notre région : « Femmes en état de guerre » à Seraing

Affiche du festivalLa période de la Journée internationale des Femmes est mise à profit par le Centre culturel de Seraing pour lancer la 6e édition de son festival « Femmes en états de guerre » dont l’objectif est ainsi défini :

« L’enjeu éthique du festival est de contribuer, par la mise en œuvre et la visibilité d’activités et de projets locaux artistiques, sociaux et culturels, à stimuler un processus de réflexion et de déconstruction des stéréotypes véhiculés sur les femmes vivant aujourd’hui, ici et ailleurs, des situations de violence et de guerre physique, psychique, politique, institutionnelle, etc. »

Le festival est le fruit d’un vaste partenariat local, dont le CVFE est partie prenante.

La programmation est très variée : expositions, tours de chant, théâtre, etc. La découvrir ici

Outre la reprise du spectacle « Qui a crié au loup ? » (dont nous avons déjà parlé ici), signalons deux matinées de découverte de l’autodéfense féministe.

Sous le titre « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’autodéfense sans jamais oser le demander », l’objectif est de s’initier en groupes de femmes à réagir contre les différentes formes d’agressivité que les femmes rencontrent autour d’elles : dans la rue, au travail, en famille, dans les transports…

Mardi 4/3, de 9h15 à 12h15 : atelier de défense physique.

Jeudi 6/3, de 9h15 à 12h15 : atelier de défense verbale.

Info

Par René Begon
Date: 03/03/2014 à 16:28

Créé en janvier 2012 et repris ensuite en juin et en octobre de la même année, le spectacle théâtral « Qui a crié au loup ?» sera présenté le 13 mars 2014 au Centre culturel de Seraing par le Théâtre de la Renaissance.

Ce spectacle de création collective issu de la collaboration entre le Collectif contre les Violences familiales et l'Exclusion (CVFE) et la Compagnie "Projet Adakia" sera présenté dans le cadre de la 6e édition du festival "Femmes en état de guerre" (du 1er au 15 mars 2014).

Affiche "Qui a crié au loup"Cette création originale aborde la question délicate des enfants exposés à la violence conjugale. Seule en scène, Ingrid Malavasi incarne une femme qui, à travers une série de flash-backs, revit des épisodes douloureux de son enfance où elle été confrontée, en permanence  et de manière incompréhensible pour elle, à des scènes de violence au cours desquelles son père battait sa mère. Comment survivre quand on 5 ou 10 ans aux scènes insupportables de violence conjugale ? Comment raconter son histoire d'enfant pris dans la tourmente ? Une pièce qui fait réfléchir sur la situation des enfants confrontés à la violence dans leur famille, le dernier endroit où on supposerait que cela se produise.

 

Mise en scène: Angélique Chartry et Sara Puma.

Spectacle accessible à partir de 15 ans.

La pièce  sera reprise le jeudi 13 mars 2014 au Centre culturel de Seraing (rue Renaud Strivay, 44 B-4100 Seraing).

Les représentations auront lieu à 14h00 (notamment pour les écoles) et à 20h30.

Entrée gratuite.

Infos et réservations info@centreculturelde seraing.be ou 04/337.54.54.

Plus d'info

Par René Begon
Date: 28/02/2014 à 17:41

Le 27 novembre 2012, la première projection publique du documentaire de Cindy Pahaut, On reviendra au Printemps, rassemblait plus de 300 personnes L'affiche du filmdans la salle du cinéma "Le Parc", à Droixhe. Organisée par le CVFE, partenaire étroit de la cinéaste, la séance était suivie d'un échange entre Cindy Pahaut, un intervenant du refuge et une des dames témoignant dans le film. Voir notre actualité de l'époque.

Depuis cette époque, Cindy Pahaut a continué à travailler sur son film, en cherchant notamment les moyens de le faire connaître plus largement.

Mais, pour ce faire, elle a besoin de quelques moyens financiers supplémentaires. C'est pourquoi elle s'est lancée depuis peu dans un pari de financement participatif - ou crowdfunding pour les initiés- sur le site Ulule !

Pour rappel, l'écriture de ce film est le fruit d'un atelier collectif qui s'est tenu de novembre 2006 à mars 2007 au CVFE, qui a soutenu le projet de Cindy Pahaut depuis ses premiers pas.

« Cette parole collective est le fruit d'une rencontre. De la saison morte au printemps, une réflexion mûrie par quelques femmes ayant transité par le Refuge – adresse secrète où il leur était possible de se soustraire pour un temps à un conjoint violent. Un désir iconoclaste de briser le tabou de ces prétendues histoires intimes, de faire s'envoler ‘ces images qui ne jaunissent pas avec le temps’. Ce film est la parole de Laïka, Laetitia, Arlette & Ruby ».

Le but du pari? Rassembler d'ici le 8 mars 1500 euros -ou plus, grâce à vos souscriptions ! - afin de pousser le montage d'On reviendra au Printemps à son terme le plus abouti,  de manière à lui assurer le soutien du GSARA, équipe de production de la Fédération Wallonie Bruxelles, qui portera le film à la lumière durant au minimum deux belles années de promotion et de diffusion !

C'est un nouvel envol pour le film, auquel vous pouvez aujourd'hui participer activement ! Plus d'explications sur le site de Ulule où les modalités de soutien sont expliquées et où on trouvera un dossier très complet sur le projet de Cindy Pahaut, ainsi que sur les motivations de son appel à soutien.

Une belle cause à défendre, à la fois pour la cinéaste et pour les anciennes victimes de violence conjugale qui témoignent dans son film.

 

Par René Begon
Date: 21/02/2014 à 19:23

Ce n'est pas tous les jours qu'une centaine de personnes vêtues de rouge se rassemblent sur la place Saint-Lambert pour danser ensemble.

C'est pourtant ce qui s'est passé le 14 février 2014 à l'occasion de la campagne "One Billion Rising" contre les violences faites aux femmes.

Quelques souvenirs en images de ce V-Day liégeois, organisé par nos animatrices.

Accueil et lecture d'un extrait des Monologues du vagin, d'Eve Enstler

Discours de bienvenuePendant la lecture

Pendant la lecture

Mise en jambe/Affiche créée par une participante

Premiers pasAffiche

La "Flashmob" (chorégraphie) de "One Billion Rising"

FlashmobFlashmob-2

Flashmob-3Flashmob-4

 


 

Par René Begon
Date: 19/02/2014 à 11:01