Les Gingers sont un groupe féministe citoyen composé de femmes qui se sont, au départ, initiées aux techniques d’auto-défense verbale et physique dans des ateliers organisés par leManif au Salon de l'emploi CVFE. Mais ce sont également des militantes qui « montent à l’abordage » d’un système économique qui pénalise les femmes de toutes les manières : par l’inégalité salariale, par la discrimination à l’embauche, par la pénurie de crèches, par le statut de cohabitantes légales qui les expose en première ligne à la dégressivité des allocations de chômage…

« Ce n'est pas en renvoyant les femmes à la maison que nous sortirons de l'austérité, mais en questionnant tout notre système de production et de répartition des rôles, du travail et des richesses », proclament-elles.

Joignant le geste à la parole, elles ont fait irruption au Salon de l’emploi qui se tenait le 15 octobre au Palais des Congrès de Liège. Associées à un groupe de Travailleurs sans emploi (TSE), elles ont occupé le grand escalier du Palais des congrès en brandissant des calicots pour réclamer l’abrogation de l’article 63/2 de l'A. R. du 25/11/1991 réglementant le chômage, modifié en décembre 2011, qui limite dans le temps les allocations d’insertion.

En effet, depuis le 1er janvier 2012, le stage d’insertion professionnelle (anciennement stage d’attente, c’est-à-dire la période entre l’inscription comme demandeur/-euse d’emploi et les premières allocations) a été porté de 9 à 12 mois. En plus, les demandeurs/-euses d’emploi ne pourront bénéficier du stage d’insertion professionnelle que durant 3 ans à compter du 1er janvier 2012, de telle sorte que 35.000 jeunes demandeurs/-euses d’emploi seront exclu-e-s du bénéfice des allocations de chômage au 1er janvier 2015. Elles et ils viendront s’ajouter aux divers milliers d’exclu-e-s du chômage qu’engendre annuellement le Plan d’accompagnement des chômeurs…

Plus d’info sur cette manifestation et sur les allocations d'insertion.

Les Gingers ont également manifesté devant l’Université, place du XX Août, le jeudi 17 octobre, lors de la venue à Liège du président de la Commission européenne, José Manuel Manif place du XX AoûtBarroso.

Légendes:

Photo du haut: les manifestants devant le Palais des Congrès

Photo ci-contre: les Gingers brandissent leur banderole noire lors de la visite de José Manuel Barroso

Par René Begon
Date: 29/10/2013 à 16:30

Le 25 novembre 2013, Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, aura lieu à Namur un colloque consacré à la double violence ou double victimisation qui frappe régulièrement les femmes migrantes. On entend par là le fait que les migrantes peuvent être à la fois en butte à la violence intra-familiale et à la violence administrative, principalement à travers la perte du permis de séjour.

Organisé par la Direction générale Action sociale-Santé de la Région wallonne, en collaboration avec Caravane pour la Paix et la Solidarité, le Groupe pour l'Abolition des Mutilations sexuelles (GAMS) et les Femmes prévoyantes socialistes (FPS), Le colloque se déroulera  aux Moulins de Beez (rue des Moulins de Meuse, 4 à BEEZ) de 9 à 16h et sera suivi de l’inauguration de l’exposition « Vous ne pouvez pas rester comme ça, Madame ! ».

On trouvera ici le programme complet, ainsi que les renseignements concernant l'incription (gratuite, mais obligatoire).

Josiane Corruzi,  directrice de "Solidarité Femmes et Refuge pour femmes battues" de La Louvière, fera un exposé introductif sur "la violence faite aux femmes" (9h30) et deux intervenantes du CVFE, Bijou Banza Monga et Nadia Uwera, proposeront une intervention sur "Violences conjugales et regroupement familial: comment concilier sa sécurité et la sécurité du séjour sur le territoire?" (11h15).

Signalons que le CVFE a publié en 2009 une étude sur ce sujet: Sophie Kohler, Victimes de violences conjugales en situation précaire sur le territoire: une double violence Lire, ainsi que plusieurs articles (Consulter la section "Analyses" de notre onglet "Publications" et sélectionner le thème "Multiculturalité" dans le moteur de recherche).

Par René Begon
Date: 25/10/2013 à 12:52

La-le titulaire de la fonction rejoindra l’équipe "Accueil et Hébergement"  implantée dans une maison d’hébergement pour victimes de violences conjugales du CVFE.

Plus d'info

Adresser sa candidature complète (CV + lettre de motivation) par courriel à marjorieprevost [at] cvfe [dot] be avant le 8/11/2013

 

Par René Begon
Date: 11/10/2013 à 17:11

On peut dès à présent découvrir quatre nouvelles analyses proposées par le CVFE.

La première décrit les différents types d'attachement affectif qui caractérisent les enfants exposés à la violence conjugale et s'interroge sur la manière d'intervenir dans ce type de situation. Lire

L'analyse suivante est une réflexion sur les romans et films pour ados du style de Twilight. Ces contes de fées modernes défendent-ils des valeurs aussi moralisantes et conservatrices que leurs prédécesseurs du XVIIe siècle? Lire

En novembre 2012, l’émission de morale laïque « La Pensée et les Hommes » (diffusée sur la RTBF) a franchi une ligne rouge en offrant une tribune complaisante à des discours masculinistes, ce qui a provoqué un tollé au sein du monde féministe. Retour sur un dérapage peu contrôlé… Lire

Quelques mois après l’entrée en vigueur de la loi du 15 mai 2012 sur l’« Interdiction temporaire de résidence en cas de violence domestique » (présentée en décembre 2012), deux intervenantes de terrain du CVFE l’analysent et en évaluent l’impact et les lacunes éventuelles. Lire

Nous vous en souhaitons une intéressante lecture...

Par René Begon
Date: 16/09/2013 à 15:20

Selon les Nations Unies, 56 viols et 5 viols collectifs ont lieu chaque semaine en Belgique et seulement 4% des violeurs sont poursuivis. En 2011, les Parquets du pays ont dénombré 4083 viols, soit 11 par jour.

Le Conseil des femmes francophones de Belgique (CFFB) et le Vrouwenraad soutiennent la pétition "Rise against rape" qui proteste contre les viols impunis et la faible priorité accordée à ces crimes par la police et le système judiciaire (un peu moins de 2000 signatures actuellement).

Le 31 août, une manifestation a eu lieu à Bruxelles pour soutenir Céline Camps, une des victimes de Taufik Ahaddouch qui a violé 13 jeunes filles dont 11 mineures et a déjà été condamné à 10 ans de prison en 2010 pour le viol de 9 jeunes filles. Son deuxième procès, pour le viol de 4 autres jeunes filles, a déjà été reporté deux fois. Céline est à la fois victime et témoin principal dans ce procès.

Dans leurs revendications, les trois organismes (Le Conseil des femmes francophones de Belgique, le Vrouwenraad et Fightback, qui regroupe des proches de Céline Camps) réclament "que les politiques menées en matière de Santé, de Justice et d’Affaires intérieures prennent en considération les points prioritaires concernant l’accueil, l’accompagnement et les droits des victimes de viol. Nous plaidons pour que, dans chaque arrondissement judiciaire, une cellule d’expertise en matière de mœurs soit instaurée avec des représentant-e-s du Parquet, de la Police locale et fédérale, des hôpitaux et des centres d’assistance. Une meilleure coordination entre ces trois acteurs politiques – l’Intérieur, la Santé publique et la Justice - et un accord sur une uniformité des méthodes de travail sont les conditions indispensables pour identifier l’auteur de viol-s et sa comparution rapide".

Par René Begon
Date: 16/09/2013 à 11:47