Début mai, l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes (IEFH, institution fédérale) a fait le point sur les plaintes et notifications (demandes d'information) reçues par lui en 2015.

Sa conclusion: « les femmes restent les principales victimes de discrimination », un constat « particulièrement flagrant dans la sphère du travail » Lire

« Le domaine du travail reste le domaine dans lequel le plus grand nombre de notifications est constaté, observe l’IEFH, et une augmentation de l’ordre de 18% est en outre observée par rapport à 2014. La plupart des signalements introduits en 2015 concernaient des discriminations relatives au contexte professionnel, et environ 6 sur 10 provenaient de femmes. Et comme les années précédentes, près de 4 cas sur 10 concernaient la discrimination liée à la grossesse. L’emploi est un domaine dans lequel les femmes subissent tout particulièrement des discriminations, qui affectent leur quotidien, leur carrière et leur vie. ‘De nombreuses femmes sont notamment victimes d’écart salarial, du plafond de verre, mais également de discriminations à l’embauche, et/ou relatives à leur grossesse et leur maternité ».

Il est impressionnant de constater l’importance que prend la discrimination liée à la grossesse parmi les plaintes introduites par des femmes.

Mais l’Institut constate aussi une augmentation des plaintes liées au harcèlement sexuel :

« Une importante augmentation du nombre de notifications pour harcèlement sexuel et sexisme est toutefois observée par rapport à l’année dernière. Le nombre de signalements portant sur le sexisme a augmenté de 28 % en 2015. Les notifications pour harcèlement sexuel ont quant à elles été multipliées par six en un an. L’entrée en vigueur de la loi pour lutter contre le sexisme en 2014 et l’intérêt des médias peuvent expliquer en grande partie ces chiffres ».

Après cela, peut-on avoir l'impression que la situation des femmes est en train de s'améliorer ? Non, le patriarcat continue à faire payer cher aux femmes la moindre de leur émancipation.


Par René Begon
Date: 23/05/2016 à 19:44

Baisse de concentration, sautes d’humeur, déprime, épuisement : les femmes victimes de violence domestique emportent leurs difficultés partout avec elles, y compris sur leur lieu de travail. Le vécu de violence a évidemment une influence certaine sur les travailleuses. Des entreprises européennes ont réfléchi à cette question dans le cadre du projet européen DAPHNE. Elles ont réalisé un guide de bonnes pratiques qui sera présenté le 16 juin à Bruxelles, dans le cadre d’un colloque européen.

Dans l’Union européenne, un tiers des femmes sont victimes de violence conjugale. Le chiffre augmente encore si on y inclut les violences psychologiques. Même si ces violences ont surtout pour cadre le domicile privé, elles ont un impact considérable sur la disponibilité d’esprit et la condition des femmes qui travaillent.

Durant deux ans, huit partenaires appartenant à cinq pays d’Europe (dont l’organisateur du colloque « Pour la Solidarité ») ont élaboré un guide bonnes pratiques destiné aux entreprises avec le soutien financier du projet européen DAPHNE et dans le cadre du projet CARVE (Companies against gender violence).

Le projet CARVE vise à sensibiliser, prévenir et lutter contre les violences faites aux femmes grâce à une implication active des entreprises. Dans le cadre de cette conférence, des entreprises de toute l’Europe se réuniront à Bruxelles afin d’échanger sur leur rôle dans la lutte contre les violences sexistes.

À cette occasion, un large panel d’intervenant-e-s (chercheur- euse-s, représentant-e-s de syndicats, cadres  d’entreprises et responsables politiques européens) prendront part au débat afin de partager leurs expériences, leur engagement et les solutions à mettre en place.

Les partenaires du projet présenteront également le « Guide européen de bonnes pratiques : entreprises contre les violences de genre », un outil concret  à  destination  des entreprises souhaitant s’engager dans le combat contre ce fléau.

Ce guide sera présenté le 16 juin 2016 dans le cadre de la conférence européenne « Stoppons les violences de genre ! Entreprises pour un changement sociétal » qui se déroulera à l’Auditorium international (salle B, Boulevard du Roi Albert II 5 1000 Bruxelles), de 9h à 14h30.

 Infos pratiques

  • Accès en transports en commun : Métro 2 et 6  Tram 3, 4, 25, 32, 55, Arrêt Rogier.
  • Entrée gratuite
  • Langues de la conférence : traduction simultanée en anglais et français
  • Déjeuner de réseautage (13h00-14h30) et pause-café.
  • Contact :estelle [dot] huchet [at] pourlasolidarite [dot] eu / +32 2 535 06 69+32 2 535 06 69+32 2 535 06 6932 2 535 06 69

Pour télécharger le guide, cf. carve-daphne.eu #CARVEdaphne

Affiche du colloque

 

Par René Begon
Date: 17/05/2016 à 13:55

Fin avril, la FGTB wallonne a rendu publics les chiffres des personnes exclues des allocations d'insertion durant les neuf premiers mois de l'année 2015. Dans un entretien à Bel-RTL, Thierry Bodson, secrétaire général de l'Interrégionale wallonne de la FGTB, résume la situation, très négative pour la Wallonie et pour les femmes: "La première décision prise par le gouvernement précédent (c'est-à-dire Di Rupo), c’est trois ans maximum d’allocations d’insertion lorsque l’on n’a pas eu assez de journées de travail. On constate aujourd’hui que 2/3 des exclus sont wallons et 2/3 des exclus sont des femmes, surtout celles qui ont travaillé à temps partiel souvent pendant des années".

Quant aux chiffres globaux, ils font froid dans le dos: «42.000 aujourd’hui non-admission et exclusion confondues puisqu’il y a en effet 30.000 exclusions en date d’aujourd’hui, et il y en aura certainement encore 15.000 et 20.000 durant 2016, et il faut rajouter à ces exclusions tous les non admis sur base des décisions qui ont été prises par la suite par le gouvernement de Charles Michel. Donc, quand on fait le total aujourd’hui, c’est assez simple. En 2014, il y avait 91.000 indemnisations et aujourd’hui il y en a environ 49.000. Le calcul est donc vite fait.»

Cela signifie donc que, sur les 42.000 exclusions de l'année 2015, il y a 28.000 femmes.

Comme le rappelle par ailleurs le syndicaliste dans La Libre Belgique, le gouvernement Michel s'est en plus attaqué aux jeunes: " la "suédoise" a encore durci les critères d’admission en exigeant un diplôme pour les moins de 21 ans et en abaissant l’âge maximal pour bénéficier des allocations d’insertion de 30 à 25 ans". Résultat, selon la FGTB : chaque année, entre 10 000 et 15 000 jeunes qui auraient pu auparavant bénéficier des allocations en seront privés".

L'article de La Libre est complété par une carte interactive qui montre que les communes les plus touchées par les mesures d'exclusion sont concentrées dans le sillon industriel, du Borinage jusqu'à Verviers, en passant par Charleroi et Liège.

On voit donc clairement que ces mesures rajoutent de l'exclusion à la précarité préexistante pour les Wallons, pour les femmes et pour les jeunes, tout en transférant la charge budgétaire sur les CPAS des communes les plus pauvres.

 

 

 

Par René Begon
Date: 04/05/2016 à 08:59

Votre employeur a-t-il bien ou mal réagi à l’annonce de votre grossesse ? Lors de votre entretien d’embauche, vous a-t-on demandé vos (éventuelles) envies de famille ? En tant qu’homme, avez- vous reçu des remarques de la part de vos collègues ou supérieur.e.s lorsque vous avez pris votre congé de paternité ?Le logo de la campagne

L'asbl Amazone cherche des femmes et des hommes qui souhaitent partager leurs expériences de la maternité et de la paternité sur leur lieu de travail. Ces témoignages peuvent aussi bien être positifs que négatifs !

Merci de les envoyer par e-mail à enfantsadmis [at] amazone [dot] be ou par messages privés à @Amazone.vzw.asbl.

Plus d'info :  http://bit.ly/1LJfRJ4.

Personne de contact : Constance Isaac

0484 54 88 020484 54 88 02 ou 02 229 38 9302 229 38 93 – c [dot] isaac [at] amazone [dot] be

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de l’Institut pour l'égalité des femmes et des hommes.

Par René Begon
Date: 21/03/2016 à 16:41

Depuis plusieurs années, le département "Education permanente" du CVFE s'associe au Festival International du Film policier de Liège en proposant la présentation d'un film ou d'un documentaire traitant d'une problématique liée à l'émancipation des femmes.

Cette année, c'est le film québécois Elle pis son char, de Loïc Darses (2015, 29 min.) qui a été choisi. Ce film raconte l'histoire de Lucie Tremblay, la mère de l'auteur, qui a été violée par un homme quand elle étaitL'affiche du film enfant, entre l'âge de 8 ans et celui de 12 ans. Poussée par un puissant instinct de survie et de liberté, elle décide d’écrire une lettre à l’homme qui a abusé d’elle dans son enfance. Après quoi elle prend sa caméra, son « char » (sa voiture) et se résout à lui porter cette lettre en main propre, où qu’il soit.

Pour renvoyer à son agresseur la honte et la douleur subies à tort pendant toutes ces années, elle décide de filmer elle-même ce périple qui devient progressivement un exorcisme nécessaire et émouvant.

Une décennie plus tard, son fils retrouve les enregistrements et monte ce film qui devient à la fois un hommage au courage d’une femme qui a su se tenir debout, une déclaration d’amour à une mère et un cri de rage contre tous les salauds qui, un jour, ont cru pouvoir abuser de l’innocence d’autrui…

Rendez-vous le vendredi 15 avril de 10h à 12h au Cinéma Palace.

La projection sera suivie d’un échange avec le Pr Serge Garcet de l’ULg, Psychologue et Criminologue.

Entrée gratuite - RESERVATIONS  au 0471/ 600 848 ou à l'adresse educperm [at] cvfe [dot] be

 

 

Par René Begon
Date: 21/03/2016 à 15:46