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Battre les cartes, échanger les places, partager les savoirs : Immersion dans un groupe d'Éducation Permanente

Les Batelières de l’Espoir préparent une animation publique autour des violences conjugales. Invitée à participer à leurs réunions, l’auteure de cette analyse a eu l’occasion d’observer les étapes successives et l’aboutissement d’un processus d’empowerment féministe. Ce fut aussi l’opportunité pour elle de réfléchir aux modalités de transmission d’un savoir engagé, ainsi qu’à sa place de chercheuse dans le champ de l’éducation permanente.

« J’appelle cette conscience mise à distance car son essence est de nous faire voir nous-mêmes à l’écart du monde. Nous sommes à distance de la nature, des autres êtres humains, et même de certaines parties de nous-mêmes. Nous voyons le monde comme constitué de parties divisées, isolées, sans vie, qui n’ont pas de valeur par elles-mêmes. Elles ne sont même pas mortes car la mort implique la vie. Parmi les choses divisées et sans vie, les seules relations de pouvoir possibles sont celles de la manipulation et de la domination. […] Les forces de destruction semblent grandes mais contre elles nous avons le pouvoir de choisir, notre volonté humaine et notre imagination, notre courage, notre passion, notre impatience d’agir et d’aimer. Et nous ne sommes pas, en vérité, à distance de ce monde. Nous faisons partie du cercle »[1]

29 novembre 2016. Le soleil s’est levé depuis plusieurs heures déjà. Je traverse la ville pétrifiée de froid et de lumière. Je marche vite parce que je suis un peu en retard. Se mettre en retard : repousser le moment du départ pour que la course forcée, la précipitation affolée permettent de tenir à distance les appréhensions. Tenir à distance. Je repense aux mots prononcés par une animatrice du CVFE quelques semaines plus tôt : « Plus la date de l’événement approche, plus les femmes prétextent des excuses pour ne pas venir aux réunions ». C’est une glaciale matinée d’automne, il est neuf heures trente, et je me rends à l’Espace Wallonie pour assister à l’animation organisée par les Batelières de l’Espoir[2] autour du thème de la violence conjugale.

Les Batelières de l’Espoir, ce sont des femmes qui ont vécu des violences conjugales et ont décidé, après avoir quitté leur conjoint violent, de porter – en elles et envers les autres – un message d’espoir. Elles se réunissent une fois par semaine dans les locaux du CVFE et elles mettent en place différents projets destinés à sensibiliser le public à la question de la violence conjugale.

S’immerger dans un processus de groupe

J’ai commencé à suivre le groupe des Batelières de l’Espoir peu après avoir intégré l’équipe du CVFE comme chercheuse en éducation permanente. J’ai assisté pendant plusieurs semaines à leurs réunions, alors que le groupe préparait sa participation à l’exposition « Créer pour (s’) oublier » organisée à l’Espace Wallonie[3] afin de sensibiliser le grand public à la question des violences faites aux femmes. Il s’agissait d’un moment particulier dans la vie de ce groupe qui existait déjà depuis un an avant ma venue, puisqu’il était occupé à mettre en place un nouveau projet, à la demande du Service public de Wallonie.

Sans être dans les conditions méthodologiques d’une vraie recherche, j’ai pu observer un processus de transformation du groupe. En effet, l’organisation de cette activité à l’Espace Wallonie avait ceci de particulier que les Batelières se préparaient à changer de statut. Outre le fait de dépasser le repli sur soi pour prendre la parole devant un public inconnu – ce que les Batelières avaient déjà fait dans le cadre du spectacle Paroles d’espoir[4] – l’animation organisée à l’Espace Wallonie leur demandait de troquer la casquette d’« animées » pour celle d’animatrices. Les Batelières étaient donc en interaction directe avec le public : il s’agissait d’un échange spontané, pouvant donner lieu à des débats, des oppositions, des questions inattendues réclamant des réponses immédiates. Sur le thème de l’exposition, elles avaient un savoir à transmettre, qu’elles avaient élaboré ensemble au sein du groupe.

Mettre en pratique la dimension collective de l’empowerment

Il m’a semblé que cette activité constituait la dernière étape d’un processus d’empowerment : dans un projet d’éducation permanente, et d’autant plus lorsqu’il s’agit d’une intervention féministe, former des militantes est un objectif idéal. J’ai cherché, dans cette analyse, à dégager et à comprendre toutes les facettes de ce processus. Je me suis aussi interrogée sur la manière dont ce savoir féministe pouvait être perçu par le grand public et transmis. Enfin, je me suis interrogée sur la place que j’occupais en participant momentanément, en tant qu’observatrice, à cette aventure collective.

Féminisme et empowerment

Le parcours des Batelières relève d’un processus d’empowerment.

L’empowerment désigne « un processus ou une approche qui vise à permettre aux individus, aux communautés, aux organisations d’avoir plus de pouvoir d’action et de décision, plus d’influence sur leur environnement et leur vie »[5]. Le terme associe deux dimensions, celle du pouvoir (au sens de « puissance » ou « capacité ») et celle du processus d’apprentissage pour y arriver. Il s’agit d’une « démarche d’autoréalisation et d’émancipation des individus, de reconnaissance des groupes ou des communautés et de transformation sociale »[6], qui passe par la valorisation et l’utilisation de leurs ressources personnelles.

La notion d’empowerment a été mobilisée dans de nombreux champs et de nombreux contextes à travers l’histoire, et continue à recouvrir des acceptions diverses, sur lesquelles je ne reviendrai pas ici[7]. Mais il est intéressant de souligner que le terme a initialement été employé au début des années 1970 par des militantes féministes, autour des questions de violence domestique et de viol. Le mouvement des femmes battues a mobilisé les réflexions sur le pouvoir développées dans les cercles féministes, analysant la maltraitance comme une dimension du patriarcat et essayant de dégager les femmes victimes de violence conjugale d’une vision victimisante. L’empowerment renvoyait alors à une « approche égalitaire et participative, s’inscrivant dans un projet radical de transformation sociale »[8]. L’approche féministe de l’empowerment a, encore aujourd’hui, comme particularité d’être clairement orientée vers la transformation sociale.

La grille d’analyse proposée par Jo Rowlands[9] me semble particulièrement appropriée pour analyser le processus en cours au sein du groupe Les batelières. Elle distingue plusieurs formes de pouvoir dans la notion d’empowerment[10] :

  • Le pouvoir sur: qui repose sur des rapports de domination et de subordination mutuellement exclusifs, qui peuvent entraîner comme réaction la soumission, la manipulation ou la résistance.
  • Le pouvoir de: pouvoir créateur ; notion qui renvoie aux capacités intellectuelles et économiques qui permettent de résoudre un problème ou d’acquérir de nouvelles compétences ; au contrôle et à l’accès des moyens de productions et des bénéfices.
  • Le pouvoir avec: qui renvoie à la solidarité, au fait de pouvoir s’organiser collectivement pour négocier, pour défendre des droits ou des idées communes.
  • Le pouvoir intérieur: qui renvoie à la confiance en soi, à l’estime de soi, au respect de soi-même et des autres.

Ces différents types de pouvoir induisent que le processus d’empowerment est à la fois individuel et collectif. Il repose sur une auto-organisation articulée en différentes étapes, qui correspondent au développement des différents pouvoirs individuels et collectifs :

Le processus d’empowerment « commence à l’échelle individuelle avec la promotion d’un « pouvoir intérieur », il se développe collectivement à travers des organisations de femmes et par l’acquisition des capacités interpersonnelles qui donnent un « pouvoir de », puis par le contrôle des ressources qui donnera un « pouvoir sur », et, éventuellement, il débouche sur un mouvement de masse pour construire un « pouvoir avec ». […] Ce projet féministe engage les multiples dimensions, individuelles, collectives et structurelles du pouvoir dans une perspective sociale explicitement émancipatrice »[11].

Ce processus accorde donc une place très importante à la dynamique de groupe et à la création d’organisations essentiellement féminines, à travers lesquelles les femmes peuvent accroître leur estime d’elles-mêmes, s’auto-éduquer, créer des espaces de prises de conscience et de discours critiques sur la société afin de pouvoir se mobiliser de manière efficace.

Un jeu pour expliquer l’empowerment des victimes

La mise en place par les Batelières de l’Espoir d’une animation destinée à sensibiliser le grand public à la question de la violence conjugale peut être considérée comme la dernière étape du processus d’empowerment. Pour réaliser l’animation demandée, elles ont inventé un jeu de dominos. L’association de différentes cartes évoquant chacune une caractéristique de la violence conjugale (effets, conséquences, causes, portes de sortie) a pour objectif d’envisager les allers-retours et les multiples chemins qui peuvent être mis en place pour sortir de la violence intrafamiliale.

Chaque carte posée est une occasion pour sa détentrice de s’exprimer sur le thème abordé, tandis que, collectivement, par association des cartes les unes aux autres, des chemins de sortie de la violence sont progressivement mis au jour par le groupe des joueuses. Les participant-e-s, à partir d’actes et de récits singuliers, sont donc amené-e-s à élaborer ensemble un savoir, en agençant les cartes. Le jeu de dominos matérialise quant à lui le processus d’empowerment qui a été celui des Batelières.

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Les recherches effectuées par les Batelières pendant les réunions hebdomadaires auxquelles elles ont participé pendant plusieurs mois leur ont en effet permis de maîtriser les différents « pouvoirs » capables de leur rendre leur puissance d’agir. Elles leur ont permis d’élaborer des connaissances utiles[12] grâce à une analyse féministe de la société et des rapports de domination. Ce travail a permis aux Batelières de porter un regard critique sur la société et d’identifier les racines de la violence conjugale.

En outre, les réunions ont apporté le soutien et la reconnaissance nécessaires à une reconstruction, à une revalorisation d’elles-mêmes. L’écoute, la prise de parole, les débats au sein du groupe ont permis d’accroître leur pouvoir intérieur.

Elles ont retrouvé confiance en elles grâce à la force du groupe et à la découverte de nouveaux savoirs, de connaissances et de grilles d’analyse remettant en cause un conditionnement antérieur et une vision de la violence conjugale qui les enfermaient dans des positions de victimes et les rendaient impuissantes. Cela leur a permis de mettre en place des projets communs.

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Le groupe des Batelières participe aussi clairement à leur rendre le pouvoir de maîtriser des ressources concrètes et un pouvoir sur leur vie personnelle par les informations qu’elles échangent à propos de leurs droits, du fonctionnement de la justice, des ressources offertes par les divers services sociaux, des démarches administratives à accomplir, etc. La force du groupe donne aux Batelières une « énergie créatrice » et leur permet de transformer leur expérience en un savoir qu’elles peuvent transmettre à leur tour.

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Le renforcement collectif des dimensions plus individuelles du processus d’empowerment permet de mener une action organisée : fortes de leur prise de conscience, les femmes se mobilisent et se rassemblent pour formuler ensemble leurs difficultés et trouver des solutions. La construction du jeu de dominos est une bonne illustration du pouvoir avec : collectivement, les femmes se sont remémoré leur parcours et ont retranscrit sur les cartes du jeu des solutions, qui sont autant d’étapes vers l’émancipation.

Ces chemins pour sortir de la violence comportent des bifurcations car il n’y a pas une seule façon de faire. Des embuches, des obstacles, des retours en arrière peuvent surgir mais de nouvelles cartes à jouer permettent de faire un pas en avant. Proposer au grand public de participer avec elles à ce jeu est un moyen de mener une action de sensibilisation et de conscientisation à leur tour. C’est aussi un moyen de porter publiquement des revendications, et d’agir sur la société.

Proposer un regard critique sur la société

L’analyse qui situe les racines de la violence conjugale dans l’organisation sociale est une condition indispensable pour sortir de son engrenage. Rôles des genres, objectification, salaires inégaux, slutshaming, canons de beauté irréalistes, culture du viol, stéréotypes sur les genres, etc. : ces produits de la société patriarcale ont été passés au crible et discutés lors des réunions. Envisager les violences dans une perspective de genre, en les replaçant dans un cadre sociétal et en remettant en cause les évidences sur la force et les privilèges masculins[13], est une étape de l’émancipation des femmes, victimes ou non de violences conjugales.

Aborder ces aspects de la société patriarcale par l’entremise du jeu de dominos est un moyen ludique d’ouvrir les yeux sur cette réalité.

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Evoquer un processus de reconnaissance

Durant l’animation publique, comme durant les réunions préparatoires, les participantes partagent des expériences de vie. « Ton vécu est le miroir de mon vécu » : les récits des unes et des autres créent des résonances symboliques, entrainent un processus de ‘re-connaissance’.

‘Re-connaissance’ de soi, puis d’autrui et du monde alentour : le récit de ces expériences révèle l’importance attribuée aux regards extérieurs et aux conditions environnementales. Ainsi, les expériences personnelles et collectives sont « des possibilités renouvelées de construire des relations intersubjectives, favorisant à la fois l’autoformation […] et l’intérêt pour une approche plus objective des faits et des événements »[14].

Le public, à travers l’échange avec les Batelières, est amené à formuler la matérialité des violences vécues :

« Je vis avec ma mère et mon père. Je me suis rendue compte que mon père est violent avec ma mère, dans ses paroles. J’aime ma mère, je voudrais la défendre mais je ne peux pas…Chez nous (dans ma culture), frapper un enfant c’est banalisé. Moi aussi j’en rigole mais je me rends compte de ce que je fais… que dans la culture kurde la femme est rabaissée, elle ne peut pas travailler… Je n’ai pas envie d’être dans le même schéma… ».

Une question revient sans cesse : « Mais quelles-sont les racines de cette violence ? ». Certaines personnes soulignent les différences génétiques, la différence de force physique entre l’homme et la femme. D’autres insistent sur la construction sociale des genres, à travers, notamment l’éducation (par exemple, offrir des jouets différents selon le sexe).

Rendre accessible une analyse sociale des causes de la violence conjugale

Les arguments des Batelières se fondent sur des expériences personnelles, qui peuvent faire écho et toucher le public. Malgré cela, il peut subsister un décalage entre leurs analyses des violences conjugales, décalage qui peut générer de l’incompréhension mutuelle, voire de l’animosité. L’analyse développée dans le travail préparatoire du groupe – qui envisage la violence conjugale comme une injustice sociale, comme un produit de la domination masculine et du patriarcat, et non (uniquement) comme un problème relationnel entre deux personnes – soulève des résistances et peut sembler pour certain-e-s trop radicale, « tirée par les cheveux ». Elle peut être comprise comme une vision fataliste et figée des rapports entre les hommes et les femmes.

A l’inverse, des opinions affirmant la co-responsabilité des victimes et des auteurs dans l’escalade de la violence conjugale ont pu heurter les Batelières et crisper le ton des débats. Le public a pu se sentir renvoyé à une certaine naïveté, à une forme d’inconscience de l’ampleur de cette réalité sociale que sont les violences sexistes.

Cette critique ne diminue pas l’apport positif de cette expérience à mes yeux, au contraire, ni le courage que j’attribue aux Batelières quand elles réalisent ce type d’actions. Je souligne simplement les difficultés – qui se posent sans doute à n’importe quel-le animateur/-trice – quand le débat sur un tel sujet se déroule de façon contradictoire. Cela pose la question des modes de transmission d’un savoir et des conditions de conscientisation. Cela pose aussi, en filigrane, la question de l’engagement. Comment affirmer un positionnement clair, radical ou perçu comme tel, sans générer de l’incompréhension et donc du rejet ? Comment favoriser une émancipation qui tienne compte de la place et des valeurs de chacun-e-s ?

Il est intéressant de constater que les Batelières, finalement, en passant du statut d’ « animées » à celui d’animatrices, ont reproduit dans cette interaction – à certains moments et malgré-elles – les mêmes schémas verticaux que l’éducation populaire tente d’éviter. Inévitables relations de pouvoir ? Non, il me semble bien plutôt que cela souligne l’importance de la mobilité des places.

Echanger les places

Lorsque j’ai commencé à assister aux réunions des Batelières de l’Espoir, je me percevais comme quelqu’un d’ouvert et d’attentif, capable d’aisément partager, comprendre et traduire en mots le ressenti d’un-e autre. Ma participation active aux réunions a, au fur et à mesure des semaines, rendu ma place au sein du groupe plus confuse. J’ai été impactée par les échanges d’une manière que je ne prévoyais pas. Je sentais par ailleurs que je perturbais la configuration du groupe telle qu’elle était avant que j’arrive, donc sa sécurité.

Chacun, dans un groupe, occupe une place et a besoin que cette place soit valorisée. La construction de l’estime de soi passe par le fait de sentir que l’on occupe une place particulière, qui nous donne le sentiment d’exister. Mais elle passe également par le fait de pouvoir changer de place. Les Batelières ont orchestré et nourri les échanges des groupes durant l’animation, comme cela avait été précédemment fait avec elles. Changer de place leur a permis de prendre du recul par rapport à celle qu’elles occupaient, et de se donner une liberté de mouvement supplémentaire.

Intégrer un groupe de parole engendre forcément tous les chamboulements inhérents à la rencontre de l’Autre : recherche de reconnaissance, doute, besoin de se définir, de s’affirmer. La présence de l’Autre, ce qu’il donne à voir de lui-même, son regard, provoquent en retour une tentative de définition de soi sans cesse recommencée. Dans ma participation au groupe, j’étais tiraillée par des mouvements contraires : d’une part la volonté de plaire et de trouver de la reconnaissance dans le regard des autres – par une certaine symétrie –, d’autre part le besoin de ne pas être assimilée à ce groupe, comme pour préserver mon identité particulière, la nécessité de me tenir à distance.

Sans aborder les problèmes épistémologiques et méthodologiques posés par l’observation participante, cette expérience souligne la difficulté de trouver la juste distance. Ce phénomène des places interverties se joue à toutes les échelles et se reproduit sans cesse. Sommes-nous toujours capables de nous mettre à la place les un-e-s des autres ? Quelle est la place que je me désigne et que j’attribue à la personne en face de moi ? Ma capacité d’analyse est-elle plus fine si je me maintiens en dehors de son objet ? Ne faudrait-il pas plutôt s’encourager à faire confiance au ressenti, à l’intuition, à cette force immanente ? Accepter d’être déplacé-e-s par les contextes, entretenir cette mobilité et accueillir cette perte de repères comme l’opportunité d’en apprendre sur nous-mêmes. Être intègres mais perméables. À condition de s’interroger sur notre histoire – collective et personnelle –, sur nos conditionnements, il me semble que ce chamboulement, ce rapport sensible au monde, aux autres et à nous-mêmes est une clé d’intelligibilité.

Télécharger notre analyse


Pour citer cette analyse :

Héloïse Husquinet, "Battre les cartes, échanger les places, partager les savoirs : Immersion dans un groupe d'Education Permanente.", Collectif contre les violences familiales et l’exclusion (CVFE asbl), décembre 2016. URL : https://www.cvfe.be/publications/analyses/112-battre-les-cartes-echanger-les-places-partager-les-savoirs-immersion-dans-un-groupe-d-education-permanente

Contact :  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. – 0471 60 29 70

Avec le soutien du Service de l’Education permanente de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Wallonie.


Notes :

[1] Starhawk, Rêver l’obscur. Femmes, magie et politique, Éditions Cambourakis, 2015 [1977].

[2] Séparées de leur conjoint violent et sorties du cycle de la violence, les Batelières de l’espoir se réunissent toutes les semaines au CVFE autour de Marie-Jo Macors, animatrice en éducation permanente, afin de s’encourager et de se renforcer mutuellement dans le parcours de la reconstruction de soi.

[3] Exposition et animations organisées par le SPW dans le cadre de la journée internationale du 25 novembre (http://www.wallonie.be/fr/evenements/campagne-violences-entre-partenaires)

[4] Voir à ce sujet : Les Batelières de l’Espoir, avec Macors (Marie-Jo) et Delépine (Anne), « Face à la violence conjugale, que peut l’espoir ? », CVFE, 2016 (www.cvfe.be).

[5] Culture&Santé Asbl, Dossier thématique. L’empowerment, 2010, [En ligne], http://www.cultures-sante.be/nos-outils.html?catid=0&id=255

[6] Bacqué (Marie-Hélène), Biewener (Carole), L’empowerment, une pratique émancipatrice ?, Paris, La Découverte, 2015 [2013], p. 6.

[7] Pour une description plus précise de la genèse, de l’histoire et des différentes variantes de la notion d’empowerment, voir notamment : Bacqué (Marie-Hélène), Biewener (Carole), L’empowerment, une pratique émancipatrice ?, Paris, La Découverte, 2015 [2013], 175 p. ; Begon (René), « Empowerment des femmes et violence conjugale », CVFE, décembre 2012, www.cvfe.be

[8] Bacqué (Marie-Hélène), Biewener (Carole), op. cit., p. 31.

[9] Rowlands (Jo), Questioning empowerment. Working with women in Honduras, Oxford, Oxfam Editions, 1997.

[10] ATOL (Informatiebemiddeling en Kennisbeheer in Internationale Samenweking), L’AURA ou l’auto-renforcement accompagné, manuel pédagogique destiné au formateur-rice-s, animateur-rice-s pour l’accompagnement de groupes dans un processus d’empowerment, Leuven, ATOL, 2002 ; Begon (René), op. cit., p. 29.

[11] Bacqué (Marie-Hélène), Biewener (Carole), op. cit., p. 68, p. 71.

[12] Voir « Les Batelières de l’Espoir », avec Macors (Marie-Jo) et Delépine (Anne), op. cit.

[13] Begon (René), op. cit., pp. 56-57.

[14] Moulin (Yvette), « La coordinatrice pédagogique : être sujet de son développement, ou comment s’’auteuriser’ entre savoir intégrateur et pouvoir émancipateur ? », in Les Cahiers du Fil Rouge, n°18, p. 39.

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