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Les mythes liés aux violences conjugales dans le cadre des relations hétérosexuelles

Les mythes consistent en des croyances largement diffuses qui légitiment des idéologies dominantes dont la domination masculine. Entre la femme victime qui reste par masochisme et l'alcool qui explique les passages à l'acte de l'auteur, entre la jalousie comme preuve d'amour et la séparation qui met un terme aux violences, nous proposons dans cette analyse de déconstruire 12 mythes relatifs à un pan des violences exercées envers les femmes : les violences conjugales.

 mythes violences conjugales

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12 mythes

  1. La conjointe maltraitée par son partenaire fait souvent quelque chose pour provoquer ce comportement.
  2. Les femmes aussi sont violentes.
  3. L’auteur violent est avant tout malade.
  4. La jalousie est une preuve d’amour.
  5. La violence conjugale se retrouve principalement en milieu défavorisé.
  6. Les victimes de violences conjugales restent avec leur conjoint parce qu’elles sont masochistes. « Elles n’ont qu’à partir. »
  7. Les violences conjugales consistent principalement en des violences physiques.
  8. Les violences stoppent à la séparation.
  9. Les hommes violents dans leur relation de couple sont violents dans toutes leurs relations (avec leurs ami·es, leur famille, leurs collègues,...)
  10. L'alcool est souvent la cause de la violence conjugale.
  11. Durant leur grossesse, les femmes sont moins victimes de violences.
  12. Malgré la dynamique de violence conjugale, la famille doit rester unie parce que les enfants ont besoin de leur père.

Introduction

Dans toute société, les humain·es sont mu·es par des croyances, des aspirations très fortes, des valeurs dominantes mais aussi des tabous, des normes à ne pas transgresser, qui flottent dans l’air comme autant d’évidences. Ces sentiments et représentations exercent une très forte emprise sur nous et jouissent d’une autorité qui semble relever du sacré. Car elles participent davantage de l’émotion que de la raison et de ce fait imprègnent nos consciences, nos identités, nous interpellent jusqu’au plus profond de nous-mêmes et motivent nos comportements. « Un mythe accompli tire principalement son autorité du fait qu’il participe du sacré et déborde ainsi l’ordre de la rationalité. Cette caractéristique, qui le soustrait largement aux remises en question, rend compte de sa robustesse et de sa longévité. »[1] Il assoit des idéologies et insuffle dans les institutions[2] une vision du monde qui suscite l’adhésion de la population, à travers l’action de jeux de pouvoir qui contribuent à sa reproduction.[3]

Une de ces idéologies[4] est la domination masculine. Immiscée de manière subtile et invisible dans nos consciences, elle est l’ennemi impalpable qu’on ne peut nommer. Elle agit à travers une violence symbolique qui alimente toute une série de mythes.

A l’heure où le foyer hétérosexuel constitue encore pour les femmes le lieu le plus dangereux, plus dangereux même que l’espace public, nous avons décidé de nous pencher dans cet écrit sur les mythes qui nourrissent le terrorisme le plus intime, la violence conjugale dans les relations hétérosexuelles.[5]

Voyant que les mentalités peinent à évoluer, que les politiques échouent relativement dans leurs tentatives de prévention, et que les violences et les féminicides ne cessent de frapper les femmes, nous avons décidé de revenir sur nos représentations biaisées et misogynes, à travers la déconstruction de 12 mythes qui ont trait aux violences conjugales, en espérant participer à la prise de conscience collective et à contribuer à des changements profonds dans nos consciences et comportements.

Dans cette analyse, nous avons pris le parti d’écrire le terme « auteurs de violences conjugales » au masculin et celui de « victimes » au féminin afin de mettre en lumière l’aspect particulièrement genré et masculin des violences conjugales. Nous ne nions évidemment pas les violences conjugales qui peuvent être exercées par les femmes mais celles-ci constituent cependant une minorité.

  1. La conjointe maltraitée par son partenaire fait souvent quelque chose pour provoquer ce comportement.

Les femmes victimes de violences ne provoquent pas les auteurs. Rien ne justifie les violences conjugales. Celles-ci sont d’ailleurs reconnues comme un crime[6]. Et comme le rapportent les victimes, « tous les prétextes sont bons pour qu’il se mette en colère, qu’il crie, [les] insulte, qu’il [les tapent]… ».[7]

Cette croyance populaire des femmes qui provoquent (ou mentent) résulte notamment de la mécompréhension du phénomène d’engluage de la situation de violences conjugales.[8] Les gens comprennent difficilement comment des personnes de leur entourage qu’ils jugent fortes peuvent rester coincées dans ces schémas de violences.[9] Car « elle n'a qu'à le quitter, n'a qu'à pas se laisser faire ». Ainsi, pour ces personnes, les femmes qui sont coincées dans ces relations ne sont pas victimes et provoquent les comportements violents de leur conjoint, probablement en raison d’un tempérament irraisonné, voire hystérique[10].

Les femmes victimes, elles, se trouvent dans une situation complexe où elles éprouvent du mal à identifier ce qui leur arrive et à comprendre pourquoi leur conjoint est violent, alors qu’il ne leur semble pas avoir provoqué ces comportements. Elles se retrouvent coincées dans cette incompréhension et continuent souvent à chercher des explications en vain. Il est alors très difficile pour elles de reconnaître que cette violence est arbitraire, ne dépend pas d’elles et est difficilement soluble à partir d’un dialogue constructif avec leur conjoint car en prendre conscience leur retire la croyance qu’elles puissent avoir du contrôle là-dessus.

Le comportement des femmes n’est donc pas l’élément déclencheur de la violence. La violence est un comportement choisi délibérément par l’auteur pour dominer l'autre, comme il l’est confirmé dans la définition étatique officielle des violences conjugales :

« Les violences dans les relations intimes sont un ensemble de comportements, d’actes, d’attitudes de l’un des partenaires, ou ex-partenaires, qui visent à contrôler et dominer l’autre. »[11]

La violence conjugale est « fondée sur un rapport de force et de domination. […] Il s’agit d’imposer sa volonté à l’autre, de le dominer, au besoin en l’humiliant, en le dévalorisant ; le harcelant jusqu’à sa capitulation et sa soumission. »[12]

La domination exercée est de plus masculine[13] et alimente les « justifications » des auteurs. Selon la même définition de l’état en effet :

« Il apparaît que dans la grande majorité, les auteurs de ces violences sont des hommes et les victimes, des femmes. Les violences dans les relations intimes sont la manifestation, dans la sphère privée, des relations de pouvoir inégal entre les femmes et les hommes encore à l’œuvre dans notre société. »[14]

Au CVFE, nous utilisons la grille de lecture du « Processus de domination conjugale »[15] afin d’appréhender la dynamique interactive, systémique et progressive des violences conjugales :

Dans le processus de domination conjugale, tant l’auteur que la victime participent à la dynamique conjugale. Le dominant utilise à répétition une diversité de stratégies de contrôle pour installer et consolider sa position dominante. La victime intègre progressivement un sentiment d’impuissance à assurer sa protection et apprend petit à petit la victimisation.

Le réseau et l’environnement social participent également au processus. Dans notre contexte sociétal particulièrement traversé par les inégalités entre les hommes et les femmes, ce dernier tend à favoriser la violence lorsque les discours valident le dominant et invalident la victime.

Le Processus de domination conjugale constitue un outil qui nous permet d’identifier la sévérité des situations de violences conjugales et de mesurer l’urgence potentielle d’une intervention.

Ce contexte de domination masculine oriente les « justifications » souvent évoquées par les auteurs qui expliquent leurs actes de violence par la non-adéquation du comportement de leur compagne avec le comportement qu’ils attendent de leur femme et conjointe[16], c’est-à-dire avec leur identité et leur rôle de genre. Ils auront ainsi tendance à réprimander avec  force tout trait qu’ils percevront comme masculin, comme la combativité par exemple, afin qu’elles se conforment à leur identité de genre et « se féminisent » en adoptant les stéréotypes de genre habituellement inculqués lors de nos socialisations sexuées.[17]

  1. Les femmes aussi sont violentes.

Même si les statistiques démontrent que la violence est moins présente et se manifeste différemment chez les femmes, il existe une tendance à mettre sur un pied d’égalité la violence des hommes et celle des femmes.[18] C’est notamment un des angles de l’argumentation de groupes antiféministes et masculinistes « qui s’appuient sur la violence soi-disant symétrique des femmes pour relativiser l’ampleur et nier la spécificité des violences faites aux femmes ».[19]

Ce genre d’argumentation participe à voiler la spécificité de la dynamique des violences conjugales. En effet, en assimilant tout acte de violence commis par les conjoint·es, sans aucune mention du contexte, elle tend à mettre sur le même pied les conflits entre conjoint·es, où il y a équilibre dans les rapports de force entre les deux partenaires, et les violences conjugales, où on peut clairement identifier une volonté de domination d’un des deux partenaires sur l’autre. Assimiler dans ces différents cadres la violence des femmes et celle des hommes est illogique et même fallacieux. En effet, la simple statistique du nombre d’actes de violence commis par les hommes et par les femmes ne donne aucune information sur le contexte, le but, l’intensité et les effets des violences[20] et sa seule prise en compte tend à invisibiliser le phénomène très préoccupant des violences conjugales.

En se focalisant à présent sur les actes de violences conjugales, on observe clairement que cette violence est typiquement masculine. Comme vu plus haut dans sa définition, « dans la grande majorité, les auteurs de [violences conjugales] sont des hommes et les victimes, des femmes. »[21] Selon des statistiques de 2015[22], les femmes sont six fois plus souvent victimes de violences conjugales que les hommes.

« La logique qui sous-tend la violence conjugale est une logique de domination genrée […]. [Elle est] l’instrument par lequel le dominant impose son autorité, prétendument légitime, et son utilisation par la femme reste une transgression de la norme sexuée. »[23]

Ce caractère transgressif des violences conjugales exercées par les femmes se reflète dans les formes qu’elles prennent. En effet, celles-ci n’égalent en rien celles des hommes « ni en nombre, ni en durée, ni en gravité »[24].[25]

Et à nouveau, se concentrer sur la simple statistique d’actes de violences exercés dans ce cadre ne rend pas compte non plus de la logique qui les sous-tend : l’acte de violence visant à attaquer (de l’auteur) n’est évidemment pas assimilable à l’acte visant à se défendre (de la victime)[26]. Cette réalité peut être illustrée par la double affirmation suivante : les hommes tuent davantage leur conjointe comme stratégie d’appropriation ou de contrôle ultime (« Si je ne peux pas t’avoir, je vais te tuer. ») tandis que la logique pour les femmes relève plutôt d’une stratégie d’autoprotection (« C’était ma vie ou la sienne. »).[27][28] Cette analyse est pourtant rarement rendue dans les articles de presse faisant un état des lieux des meurtres entre conjoint·es. La logique des violences conjugales est carrément niée ou invisibilisée quand les journalistes parlent de « scènes de ménage », et elle est même romantisée, lorsqu’ils les décrivent en termes de « crimes amoureux » ou « passionnels »…[29]

Enfin, un dernier biais réside dans la difficulté des femmes à reconnaître ce qu’elles vivent comme de la violence conjugale et par conséquent à la dénoncer, notamment en raison du stigmate de la victime qui les dévalorise.[30][31] Ceci réduit d’autant plus la visibilité des violences masculines exercées sur les femmes et renforce ce mythe de la similarité entre les violences masculines et féminines.

(...)

Pour lire la suite de cette analyse


Pour citer cette analyse :

Sandra Roubin, "Les mythes liés aux violences conjugales dans le cadre des relations hétérosexuelles", Collectif contre les violences familiales et l’exclusion (CVFE asbl), décembre 2019. URL : https://www.cvfe.be/publications/analyses/302-les-mythes-lies-aux-violences-conjugales-dans-le-cadre-des-relations-heterosexuelles-2

Contact :  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. – 0471 60 29 70

Avec le soutien du Service de l’Education permanente de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Wallonie.


Notes :

[1] Gérard Bouchard, « Pour une nouvelle sociologie des mythes sociaux », Revue européenne des sciences sociales, 51/1, 2013, p. 67. Disponible sur : <https://journals.openedition.org/ress/2340> (Consulté le 28/11/2019)

[2] Les institutions sont des structures sociales faites d’un ensemble de règles et participant à l’organisation de la société, tel le mariage, l’école, le travail, etc. Source : Wikipédia, « Institution ». Disponible sur : <https://fr.wikipedia.org/wiki/Institution> (Consulté le 28/11/2019)

[3] Gérard Bouchard, « Pour une nouvelle sociologie des mythes sociaux », op. cit., pp. 63-68.

[4] Ensemble de croyances, de valeurs, de normes.

[5] Nous avons décidé de traiter des mythes dans un cadre que le CVFE connait bien, c’est-à-dire celui des relations hétérosexuelles. Mais attention, cette analyse n’est pas applicable à tout schéma de violences conjugales, comme celui concernant les couples homosexuels, ou tout autre mode de relation non hétérosexuel. Il y a des points communs, elles s’analysent aussi au prisme de différents systèmes de domination (tels l’homophobie ou l’hétérosexisme) mais elles requièrent une grille de lecture qui leur est propre. Voir notamment Vanessa Watremez, « La violence dans les relations lesbiennes : recension des écrits », dans Coline Cardi et Geneviève Pruvost, Penser la violence des femmes, Paris, 2012, pp. 220-230.

[6] Actualités du droit belge, « La violence conjugale », 21 juin 2016. Disponible sur : <https://www.actualitesdroitbelge.be/droit-de-la-famille/droit-de-la-famille-abreges-juridiques/la-violence-conjugale/la-violence-conjugale> (Consulté le 28/11/2019)

[7] Françoise Hecq et Lucie Goderniaux, Violences conjugales. Approches féministes, Bruxelles, Université des femmes, Collection Agirs Féministes, 2012, p. 13.

[8] Cette mécompréhension conduit tant à l’entretien du stéréotype de « la femme qui provoque » qu’à celui de la « femme masochiste qui aime ça ». Voir mythe 5.

[9] Car cela rentre en contradiction avec le stéréotype de la « femme faible » qu’ils ont des femmes victimes de violences conjugales. Pourtant, toutes les victimes ne sont pas des femmes soumises et dociles. Certaines vont se rebeller, s’énerver, rendre des coups, mentir, tromper, crier,… Ce sont toute une série de stratégies que les femmes vont mettre en place pour tenter de récupérer du pouvoir.

[10] Françoise Hecq et Lucie Goderniaux, Violences conjugales. Approches féministes, op. cit., pp. 162-163.

[11] Mis en italique par nous. Issu de la définition commune des violences conjugales adoptée le 8 février 2006 par les ministres fédéraux, communautaires et régionaux de Belgique. Source :  Pôles de ressources spécialisées en violences conjugales et intrafamiliales, « Les références ». Disponible sur : <http://violencesconjugales.eu/references.php> (Consulté le 28/11/19)

[12] Françoise Hecq et Lucie Goderniaux, Violences conjugales. Approches féministes, op. cit., p. 13.

[13] Cf le mythe 2, « les femmes sont autant autrices de violences dans le couple », qui nie l’aspect fortement genré des violences conjugales.

[14] Pôles de ressources spécialisées en violences conjugales et intrafamiliales, « Les références ». Disponible sur : <http://violencesconjugales.eu/references.php> (Consulté le 28/11/19)

[15] Praxis, CVFE et Solidarités-Femmes, « Le processus de domination conjugale (PDC) pour décoder les violences conjugales. Module initial du programme de formations des pôles de ressources spécialisées en violences conjugales et intrafamiliales ».

[16] Françoise Hecq et Lucie Goderniaux, Violences conjugales. Approches féministes, op. cit., p. 139.

[17] Ibid, p. 153.

[18] Johanne Carbonneau, Violence conjugale. Des spécialistes se prononcent, Montréal, les éditions du remue-ménage, 2005, p. 17.

[19] Héloïse Husquinet, « Humaines à part entière : penser la violence des femmes pour questionner l’ordre social et bouleverser les frontières de genre », Collectif contre les violences familiales et l’exclusion (CVFE asbl), décembre 2016. Disponible sur : <https://www.cvfe.be/publications/analyses/108-humaines-a-part-entiere-penser-la-violence-des-femmes-pour-questionner-l-ordre-social-et-bouleverser-les-frontieres-de-genre>, p.3.

[20] Johanne Carbonneau, Violence conjugale. Des spécialistes se prononcent, op. cit., p. 35.

[21] Pôles de ressources spécialisées en violences conjugales et intrafamiliales, « Définition de la violence entre partenaires (Plan d’Action National 2004-2007) ». Disponible sur : <http://violencesconjugales.eu/references.php> (Consulté le 28/11/2019)

[22] « Violences conjugales, les chiffres belges », Moustique, 25 novembre 2015. Disponible sur: <https://www.moustique.be/14616/violences-conjugales-les-chiffres-belges> (Consulté le 28/11/2019)

[23] Françoise Hecq et Lucie Goderniaux, Violences conjugales. Approches féministes, op. cit., p. 99.

[24] Johanne Carbonneau, Violence conjugale. Des spécialistes se prononcent, op. cit., p. 18.

[25] « 1 femme sur 2 tuée dans le monde a été assassinée par son partenaire ou sa famille en 2017, tandis que seulement 1 homme sur 20 a été tué dans des circonstances similaires. » Source : Nations Unies, « Journée internationale pour l'élimination de la violence
à l'égard des femmes, 25 novembre ». Disponible sur : <https://www.un.org/fr/events/endviolenceday> (Consulté le 28/11/19)

[26] Héloïse Husquinet (op. cit., p. 9.) interroge à ce propos la notion de violence réactionnelle. En effet, « en établissant une hiérarchie qui subordonne la violence des femmes à celle des hommes, en plaçant le pouvoir de violence des femmes sous le joug de la domination masculine, la notion de réaction […] [ne participe-t-elle pas] à la perpétuation de la domination masculine, tout en voulant lutter contre elle? ».

[27] Johanne Carbonneau, Violence conjugale. Des spécialistes se prononcent, op. cit., p. 20.

[28] « Les femmes représentent 85% des victimes dans les couples et dans près de la moitié des cas où elles tuent leur compagnon, elles étaient victimes de violence de sa part. » Source : Slate, « En France, on meurt parce qu’on est une femme », 23 juin 2017. Disponible sur : <https://www.slate.fr/story/147429/mourir-parce-quon-est-une-femme> (Consulté le 28/11/19)

Cf aussi le cas médiatique de Jacqueline Sauvage qui a abattu son mari après avoir subi, ainsi que ses enfants, des violences sexuelles durant des années. Source : Wikipédia, « Affaire Jacqueline Sauvage ». Disponible sur : <https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Jacqueline_Sauvage> (Consulté le 28/11/2019)

[29] Françoise Hecq et Lucie Goderniaux, Violences conjugales. Approches féministes, op. cit., p. 169.

[30] Ibid., p. 164.

[31] On peut faire ici l’analogie avec la difficulté de se reconnaître victime d’agression sexuelle ou de viol. Il n’est jamais agréable et aisé de reconnaître – consciemment ou inconsciemment – qu’une personne nous a violentée et placée dans un tel statut d’infériorité.

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