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"One billion rising" : Des femmes unies et solidaires réclament le droit de vivre sans violence

« One Billion Rising », une manifestation qui veut en finir avec la violence envers les femmes, se déroule partout dans le monde le jour de la Saint-Valentin. Malgré leur multiplication et leur banalisation, ces journées internationales constituent des opportunités pour mobiliser et conscientiser les femmes.

Mettre la question des violences faites aux femmes sur la place publique est essentiel pour sortir cette problématique de la sphère privée, du tabou et de l’invisibilité. Les pouvoirs publics ont un rôle à jouer important à ce niveau. Mais quand ce sont les femmes elles-mêmes qui se mobilisent et dénoncent, qu’est-ce que cela leur apporte et en quoi cela contribue-t-il au changement social visé ?

A côté de la date du 8 mars, Journée internationale des Droits des Femmes et celle du 25 novembre, date symbolique choisie pour dénoncer les violences faites aux femmes, un événement international contre les violences faites aux femmes est fixé le 14 février : il a été proposé par Eve Ensler, féministe américaine, comédienne et dramaturge, auteure et interprète de la pièce de théâtre Les monologues du vagin. Cette pièce célèbre, traduite en 50 langues, est jouée dans le monde entier. Dans la foulée de ce succès, Eve Ensler, elle-même victime d’abus sexuel enfant, a imaginé le « V-Day », créé une fondation et organisé un premier gala en 1998 à New-York.

L’action de la Fondation V-Day

Avec l’argent qu’elle récolte, la Fondation d’Eve Ensler finance des projets créatifs, des programmes éducatifs et sociaux, des initiatives économiques, et des réseaux pour soutenir les femmes confrontées à la violence patriarcale. Par exemple, la « Cité de la Joie », au Congo, est un lieu financé par la Fondation, où les femmes qui ont subi des viols de guerre et ont été mutilées peuvent vivre en communauté pendant six mois, après avoir été soignées à l’hôpital de Panzi dirigé par le docteur Denis Mukwege[1].

« V-Day est un mouvement mondial activiste pour faire cesser la violence envers les femmes et les filles. V-Day est un catalyseur qui promeut les événements créatifs permettant aux organisations anti-violence existantes de sensibiliser le grand public, de lever des fonds et de trouver un deuxième souffle. V-Day renforce la mobilisation dans la lutte pour faire cesser la violence envers les femmes et les filles, y compris le viol, l'inceste, les coups, la mutilation génitale féminine (MGF) et l'esclavage sexuel. (…). Le ‘V’ de V-Day signifie Victoire, Valentin et Vagin »[2]

Chaque 14 février, dans le monde entier, femmes et hommes sont invités à se rassembler quelques heures et à danser dans l’espace public, au même moment, sur une même chorégraphie, sous une même bannière, pour revendiquer que cessent les violences contre les femmes. Pour donner une visibilité homogène à l’événement, il est demandé de porter du rouge. Pour mieux rassembler les femmes le jour prévu, un slogan a vu le jour en 2013. « One Billion Rising » ("Un milliard d'humains se soulèvent"): Pourquoi un milliard? Parce qu'on évalue à un milliard (c'est-à-dire une femme sur trois) le nombre de femmes qui, au cours de leur vie, seront battues ou violées...

De l’émergence d’un désir commun à la mise sur pied d’une action collective

Un groupe de femmes a organisé le V-Day à Liège dans le cadre des activités du CVFE. Une animatrice a rassemblé des femmes qui ne se connaissaient pas, mais qui, toutes, avaient fréquenté les services du CVFE. Ensemble, elles ont participé au V-Day à Bruxelles. Leur enthousiasme fut tel qu’au retour elles ont voulu mettre sur pied cette manifestation l’année suivante.

Une douzaine d’entre elles se sont mises à préparer l’événement. Accompagnées par l’animatrice et à raison d’une réunion par semaine, elles ont tout pris en charge pour la réussite de l’événement.

En s’emparant de la dimension pratique et organisationnelle, elles ont été amenées à mobiliser leur propre réseau.

M. : « Le V-day leur a permis de faire revivre leurs compétences et leurs ressources, notamment sociales, de les retrouver et de les mettre en œuvre. Ces femmes disposaient d’un bon réseau de connaissances, qu’elles ont eu l’occasion de solliciter pour aider à l’organisation, et cela a été réparateur. Parmi les effets de la violence conjugale, il y a le repli sur soi, l’isolement ».

La manifestation publique a été un succès. Une centaine de personnes se sont mobilisées pour danser devant le Palais de justice pour dénoncer les violences et réclamer plus de justice. La télévision publique a couvert l’événement.

Après le débriefing, le groupe a cherché d’autres façons de se mobiliser, pour faire entendre sa voix, témoigner des injustices, faire état de sa résilience et  contribuer à faire connaître le CVFE, car elles y avaient trouvé une aide jugée précieuse.

Comment se réapproprier un événement international ?

Les traces de ce projet : affiches, photos, textes[3] révèlent un état d’esprit combatif chez les organisatrices et témoignent leur enthousiasme face aux consignes. Elles ont déployé leur créativité et leur expression a été stimulée. Elles y ont pris du plaisir, elles ont retiré un sentiment de fierté du succès remporté, ce qui est fondamental[4]. L’ouverture du groupe, sa volonté de rassembler le plus de monde possible, de convier des hommes à faire alliance avec les femmes dans le combat contre la violence sexiste ont été des options fortes.

Fl. : «Le choix d’une forme artistique pour mettre en lumière des messages politiques n’est pas neutre. L’utilisation de l’art (théatre, danse, chant…) permet de se fédérer et d’exprimer des émotions, en plus des revendications. Le choix de la danse comme moyen d’action n’est pas anodin. Eve Ensler, interrogée à ce sujet par une journaliste, a répondu en citant Emma Goldman [5], qui a dit un jour :’je ne veux pas faire partie d’une révolution où personne ne danse’. »

Pour Eve Ensler, « la danse est l’expression de notre indépendance, cela permet de prendre possession de notre corps, c’est sacré, sexuel et contagieux à la fois. En dansant, on crée une solidarité au sein d’une communauté. C’est un mode d’action non violent mais extrêmement dangereux. Parce que quand les femmes se mettent à danser, on ne sait pas ce qu’il peut se passer…[6] ».

D’autres femmes, extérieures au groupe V-day, ont contesté ce choix : danser représente une impuissance des femmes à obtenir un changement radical des rapports de sexe inégalitaires. Les femmes qui revendiquent ou remettent en cause les normes culturelles sont souvent dénigrées, accusées d’être agressives, voire violentes, ce qui contribue à étouffer leur parole. L’éducation traditionnelle renforce des comportements passifs chez les filles.

F. : « Danser pour dénoncer un problème de violence a paru trop gentil, trop consensuel à certaines, qui auraient eu envie de réaliser une chorégraphie au départ de mouvements d’auto-défense. Elles n’imaginent pas que les hommes violents vont changer de comportement en voyant des femmes danser. Elles pensent qu’il faut montrer que les femmes sont fortes et capables de se défendre. Elles disent que, quand le message est trop vaste, du genre « les violences, c’est mal », cela reste aussi sans effet concret. C’est symbolique et l’impact politique est quasi inexistant. Et on ne donne aucune piste aux femmes pour qu’elles ne soient plus victimes. Maintenant, il est évident pour toutes que c’est mieux de faire cela plutôt que de ne rien faire.»

Les mises en doute n’ont pas ébranlé la confiance du groupe V-day sur le bien-fondé de l’action. Car, «dans ce monde aux repères brouillés, il devient donc nécessaire de faire la lumière sur les conflits qui ne se disent pas et qui, au lieu de s’exprimer dans l’espace public, se vivent de plus en plus à l’intérieur des individus eux-mêmes, de manière souvent très douloureuse[7]».

Fonder le groupe sur des relations égalitaires

Le fonctionnement de groupe est explicitement attaché à mettre en place des relations égalitaires. C’est une expérience nouvelle pour la plupart des participantes. Il demande chez les animatrices savoir-faire et patience, de laisser du temps au temps. La première étape est d’établir un mode relationnel sécurisant.

Fl. : « Le temps reste un ingrédient essentiel d’une activité car il faut du temps pour instaurer et créer un climat de bienveillance dans le groupe, il faut du temps pour que les participantes se rencontrent, créent du lien entre elles, puissent prendre suffisamment de recul pour identifier leurs ressources, leurs compétences à mettre au service du groupe, trouvent leur place,  décident ensemble des modes de fonctionnement (prises de décisions, charte collective), identifient ce qu’elles souhaitent partager comme messages. Or, l’ère est au « projet », à l’obligation de résultats et donc aux contraintes temporelles. On doit gérer ces deux aspects-là parfois contradictoires de l’Education permanente où l’on prône l’émancipation et la pensée critique alors que nous sommes nous-mêmes prises dans des circuits d’intégration, influencées par les injonctions des responsables politiques. On vacille entre émancipation et intégration avec cette culture dominante de « projet ». C’est une tension permanente…[8]».

Privilégier ce mode d’organisation est un choix politique, qui correspond aux valeurs féministes du CVFE, à la fois source d’empowerment et porteur d’une vision utopiste.

M. : « Pourquoi l’autogestion est importante ? C’est une question de valeurs. Les résultats ne sont pas les mêmes et c’est plus lent mais on travaille vraiment à l’empowerment des femmes. Pour l’animatrice, il s’agit de se mettre en retrait et de refuser la position de chef, ou de décisionnaire que les femmes nous donnent a priori. Les groupes fonctionnent en autogestion, ou en cogestion, cela dépend des groupes, et des termes que l’on aime employer. Il y a pas mal de conflits à résoudre, mais le plus souvent, elles les règlent elles-mêmes. »

F. : « On leur propose autre chose que la relation dominant-dominé de laquelle elles sortent. Certaines prennent plus de responsabilités à un moment donné. Et puis ça change, ce sont d’autres qui prennent le leadership, mais celui-ci est toujours discuté dans le groupe. »

Ce choix ne correspond pas toujours aux premières attentes des participantes, qui peuvent ressentir de l’inconfort.

M. : « L’animatrice doit être en retrait, mais si elle est inexistante, ça ne fonctionne plus ! L’animatrice est garante d’un cadre, elle stimule, elle questionne. Mais elle ne donne pas de réponse directe, précise, à toutes les questions.

Fl. : « Il y en a pour qui cela ne convient pas. Certaines ont envie qu’on leur dise ce qu’elles doivent faire. Elles ont l’impression que c’est du temps perdu et mettent de l’importance sur le résultat plus que sur le processus. »

La construction de la dynamique relationnelle est fondamentale. Dans un projet qui rassemble des personnes en processus de résilience, les occasions de fragilisation du groupe sont fréquentes et la vigilance à ce niveau doit être permanente. Le fait que l’animatrice connaisse les participantes de façon plus personnelle est un facteur sécurisant pour le fonctionnement du groupe et l’aboutissement du projet. Dans d’autres groupes, moins soudés, quand la pression du résultat à atteindre augmente, que le jour J approche, certaines participantes ne le supportent pas. L’écho de leurs traumatismes, même si elles l’ont déjà travaillé, peut les fragiliser bien qu’elles trouvent le projet très important.

La préparation de l’événement a aussi suscité beaucoup de plaisir partagé. Les participantes avaient certains acquis concernant le partage de leur expérience de la violence. Le processus a  bénéficié d’un travail en amont, dans les différents services du CVFE, où certaines pratiques relèvent déjà d’une démarche d’éducation populaire. Les participantes y avaient pu être entendues et reconnues comme victimes. Certaines avaient pu y expérimenter la prise de parole en groupe au sujet des violences conjugales et intrafamiliales.

M. : « Ce n’était plus une source de honte. C’est ce qui leur a permis de se dire ‘On peut se mobiliser ensemble et manifester en témoignant de ce qu’on a vécu’ ».

Elles sont parvenues à témoigner en public à partir de leur propre expérience.

F. : « Au niveau personnel, témoigner dans l’espace public aide les femmes dans leur affirmation d’elles-mêmes. Elles partent ensuite vers des projets personnels parce qu’elles ont repris confiance. Le passage par l’éducation permanente fait vraiment une transition. C’est le moment où le cordon avec le CVFE est coupé !»

Aboutir à une action collective et faire entendre sa voix

Le groupe doit développer une vision commune du sens du projet et du résultat à atteindre. Pour qu’émerge une vision collective du projet, la pédagogie intitulée « les intelligences citoyennes » s’avère une des plus adéquates[9]. Elle consiste à faire émerger un «  nous » à partir de vécus singuliers qui entrent en résonance. Le thème du V-day était la Justice et les participantes avaient effectivement beaucoup à dire sur leur vision de la justice et les améliorations nécessaires, qu’elles ont formulées pour «  nous tous et toutes ».

Porter le résultat dans l’espace public est un défi. Le processus permet de découvrir ensemble et au fur et à mesure quelles seront les compétences à mettre en œuvre pour arriver au résultat final.

M. : « Au niveau du retentissement public et politique des actions, cela constitue en général une difficulté pour les groupes de communiquer vers l’extérieur. »

Le désir de mettre en valeur elles-mêmes le projet repousse leurs limites.

M. : « Lors du projet de fresque, réalisé dans le cadre d’une collaboration avec le Foyer culturel de Seraing pour la semaine ‘Femmes en état de guerre’, les participantes se sont entraînées à prendre la parole en public et ont présenté elles-mêmes la fresque. Si on leur avait dit le premier jour qu’elles devraient faire cela, elles seraient parties. Mais là, on a exercé les compétences nécessaires au fur et à mesure que le projet avançait. »

Il y a une éthique à préserver : rencontrer avant tout les besoins des participantes. Reconnaître soi-même que l’on a subi des abus, que la responsabilité incombe à l’abuseur et se faire reconnaître comme victime sont des étapes nécessaires, mais un chemin difficile et douloureux.

Etre victime n’est pas une essence. Mais revendiquer publiquement le respect de ses droits en tant que femme ayant subi des maltraitances suppose de franchir des obstacles réels. Des mécanismes d’exclusion servent autant que la violence de genre à la domination des femmes. Face à une double violence, privée et institutionnelle, l’énergie à développer par les victimes doit être double, elle aussi. Quand l’action collective renforce les individus qui y participent, elle est porteuse de changement social.

« C’est ce que Christian Maurel appelle la ‘puissance d’agir’, expression dans laquelle certains retrouveront les caractéristiques de la capacitation ou de l’empowerment. Retrouver une puissance d’agir c’est se mettre en capacité de faire bouger les choses, ‘elle peut se lire sur les visages et s’observer dans les comportements. Elle fait que quelqu’un passe de passions tristes telles que la résignation, l’amertume, la haine de soi et des autres, la violence rentrée… à ce que l’on peut appeler les passions gaies, c’est-à-dire le sentiment d’avoir fait quelque chose collectivement, la jouissance, la joie. Quand quelque chose s’est bien passé, une action, une représentation, une interpellation, les gens en sortent regonflés et ragaillardis, cela se lit sur leurs visages’ »[10].

Elaborer une conscience plus forte et solidaire contre les violences faites aux femmes

Constater l’universalité des violences envers les femmes, relier les discriminations socioéconomiques et les conséquences de la violence conjugale, inscrire cette forme de violence dans le continuum des violences sexistes, constituent les axes principaux de l’élaboration critique. La préparation du V-Day est devenue un espace de discussion féministe.

M. : « Si elles ont pris conscience de l’universalité de la problématique des violences faites aux femmes ? Oui, elles ont notamment participé ensuite à la campagne ‘Bring back our girls’, au moment de l’enlèvement des étudiantes par Boko Haram. Elles se sont prises en photos et les ont mises sur le site. C’était la marque d’un engagement plus général par rapport à la situation d’autres femmes, une forme d’élargissement de la lutte. »

Qui sont ces femmes ?

« (…) des profils très variés, mais qui possèdent une série de points communs : la petitesse du statut professionnel, l’étroitesse des ressources économiques et l’éloignement du rapport au capital culturel dominant »[11].

M. : « Sans aucun doute, toutes les participantes du groupe V-day vivaient dans la précarité au plan économique. Elles étaient pauvres. Mais ce sont des femmes cultivées, certaines ont un diplôme, plusieurs ont une formation et une expérience artistique (peinture, musique, danse, etc.). Certaines ont travaillé dans le secteur culturel. On pourrait parler d’intellectuelles précaires, exclues du monde du travail, soit à cause de leur parcours de vie, soit parce que leur formation n’offre aucun débouché en terme d’emploi rémunéré. Certaines femmes avaient moins de formation, mais cela ne posait pas problème dans le groupe. Pour toutes, la violence conjugale a tout bouleversé, elle a fait perdre un métier, une situation stable, un logement, la confiance en soi … ».

L’éducation permanente va à l’encontre de l’effacement politique de certaines questions sociales pourtant fondamentales. L’absence d’égalité entre les sexes et les injustices qui en découlent pour les femmes en est une :

« Le manque de reconnaissance par la collectivité des souffrances que de nombreux individus subissent est une question centrale pour nous (…) la souffrance des individus n’est pas aujourd’hui considérée comme un objet digne d’être pris en compte politiquement. Si pour la droite classique, elle est bien souvent appréhendée comme renvoyant à la seule responsabilité des individus, elle constitue pour une partie de la gauche, un objet qui nous détourne des véritables injustices. Et de conclure que ces différentes formes de mépris pour la thématique de la souffrance sociale ont, entre autres, pour effet de la rendre invisible dans l’espace public politique »[12].

Relier les différents systèmes d’oppression, percevoir concrètement leur « intersectionnalité »[13], met en discussion la question du véritable adversaire. Qui a intérêt à la persistance des inégalités de sexe partout dans le monde ? Même si la réponse trouvée peut s’avérer abstraite («les marchés»[14], selon Guy Bajoit ou encore le «patriarcat»[15], selon Christine Delphy), la mise en action permet aux femmes d’imaginer qu’elles peuvent établir un autre rapport de force, plus favorable, grâce à la solidarité.

F. : « Le manifeste qu’elles ont rédigé après le V-Day est très politique et revendicatif. Ce qu’elles demandent, c’est avant tout une application juste de la loi et la protection des victimes »[16].

Conclusion

La manifestation fut un succès à plusieurs niveaux : montrer que les femmes sont capables de porter ensemble le droit de vivre sans violence, de mobiliser autour de leur action, de vivre une expérience collective. Ce type d’expérience a aussi fait émerger chez les participantes un « je » plus conscient, plus fort, capable de sortir de sa singularité pour aller vers les autres et vers le « nous », de devenir un sujet collectif.


Pour citer cette analyse :

Anne Delépine, "One billion rising : Des femmes unies et solidaires réclament le droit de vivre sans violence.", Collectif contre les violences familiales et l’exclusion (CVFE asbl), mai 2016. URL : https://www.cvfe.be/publications/analyses/97-one-billion-rising-dees-femmes-unies-et-solidaires-reclament-le-droit-de-vivre-sans-violence

Contact :  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. – 0471 60 29 70

Avec le soutien du Service de l’Education permanente de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Wallonie.


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Notes :

[1] Cf. Colette Braeckman, L’homme qui réparait les femmes. Violences sexuelles au Congo. Le combat du docteur Mukwege, Bruxelles, co-édition André Versailles-GRIP, 2012.

[2] www.vday.org/fr/

[3] Ces traces sont regroupées en annexe.

[4] Cf. Bajoit (Guy), « Eduquer à l’action collective », article issu du colloque « Les champs de l’éducation, graines de changement social ? », Réseau Idées, mars 2012 (www.reseau-idee.be).

[5] Féministe anarchiste russe (1869-1940).

[6] http://www.elle.fr/Societe/Interviews/Eve-Ensler-danser-contre-les-violences-faites-aux-femmes-2311364

[7] Vanderborght (Muriel), Education populaire : quand le changement devient possible, Namur, Equipes populaires, Coll. Points de repères, décembre 2014, page 52.

[8] Comme le fait remarquer C.Maurel, en éducation permanente, « ces dimensions événementielles, qui restent uniques, ne sont pas séparables du projet et de l’ensemble du processus. Si œuvre il y a, elle n’est pas détachable du parcours qui y conduit et auquel elle donne sens. » Maurel (Christian), Education populaire et puissance d’agir. Les processus culturels de l’émancipation, Paris, L’Harmattan, 2010, page 192.

[9] Cf. Majo Hansotte, Les intelligences citoyennes. Comment se prend et s’invente la parole collective, Bruxelles, De Boeck supérieur, 2005.

[10] Vanderborght (Muriel), op.cit., page 55.

[11] Cité par Muriel VanderBorght, op.cit, pg 5.

[12] Vanderborght (Muriel), op.cit., page 54.

[13] « L’intersectionnalité (de l'anglais intersectionality) est une notion employée en sociologie et en réflexion politique, qui désigne la situation de personnes subissant simultanément plusieurs formes de domination ou de discrimination dans une société. Le terme a été forgé par l'universitaire féministe américaine Kimberlé Crenshaw dans un article publié en 1991. » (Wikipédia, consulté le 17 mars 2016).

[14] Vanderborght (Muriel), Ibidem.

[15] Cf. Delphy (Christine), L’ennemi principal : L’économie politique du patriarcat (T.1), Penser le genre (T.2), Paris, Éditions Syllepse, coll. « Nouvelles Questions Féministes », 1998 et 2001.

[16] Le texte de ce manifeste est repris en annexe.

 

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